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OBÉSITÉ INFANTILE : Sur l’influence de la santé du père avant et pendant la parentalité

Publié le : Sep 9, 2026 @ 2 h 00 min
L'obésité paternelle, l'alimentation, le stress et les habitudes de vie du père avant et pendant la parentalité influencent le risque d'obésité et de maladies associées chez l'enfant (Visuel Adobe Stock 285520372)

L’obésité paternelle, l’alimentation, le stress et les habitudes de vie du père avant et pendant la parentalité influencent le risque d’obésité et de maladies associées chez l’enfant via des modifications épigénétiques de la qualité du sperme, les comportements familiaux et d’autres facteurs environnementaux, conclut cette revue de la littérature, menée à l’University of California, Irvine. Ces conclusions, publiées dans les Current Obesity Reports, plaident une nouvelle fois pour l’inclusion systématique des pères dans les programmes de prévention de l’obésité infantile.

 

La santé maternelle est depuis des décennies au centre des programmes de santé publique dans la prévention de l’obésité infantile. Le rôle du père, bien que biologiquement et comportementalement significatif, reste largement sous-étudié et sous-représenté dans les interventions.

Or, le risque d’obésité est héréditaire à 40 à 70 %,

transmissible à travers des générations via des influences biologiques et environnementales complexes.

 

Des données émergentes montrent que l’obésité paternelle peut affecter la qualité du sperme et modifier les marqueurs épigénétiques, signaux biologiques influencés par les comportements et l’environnement qui régulent l’expression génique au cours du développement précoce, avec des conséquences sur la régulation de l’appétit, le métabolisme et le risque de maladie à long terme chez l’enfant.

 

L’un des auteurs principaux, Matthew Landry, professeur en santé publique à l’Université de Californie, résume :« Nous montrons que la santé des pères est un contributeur important à la santé des enfants via des voies biologiques, comportementales et environnementales. L’obésité n’est pas simplement le résultat de choix individuels.

Reconnaître les pères comme contributeurs actifs à la santé familiale

crée de nouvelles opportunités pour améliorer les résultats de santé des générations futures ».

 

L’étude a donc passé en revue les données de la littérature disponibles sur l’influence de la santé paternelle sur le risque d’obésité infantile à travers 3 voies principales : biologique, comportementale et environnementale. L’analyse révèle que :

 

  • l’obésité paternelle peut affecter la qualité du sperme et modifier des marqueurs épigénétiques transmissibles à l’enfant, influençant potentiellement la régulation de l’appétit, le métabolisme et le risque de maladie à long terme ;
  • des interventions de perte de poids, les modifications du mode de vie et la chirurgie bariatrique, peuvent améliorer la santé du sperme et modifier les facteurs épigénétiques liés à l’obésité, suggérant que ces effets liés à la santé paternelle sont réversibles ;
  • les habitudes alimentaires du père, son niveau d’activité physique et même sa parentalité sont étroitement associés à la qualité de l’alimentation, aux niveaux d’activité et au risque d’obésité de l’enfant ;
  • la participation active du père à la préparation des repas, les repas et l’activité physique en famille, sont liés à de meilleurs résultats de santé chez les enfants ;
  • enfin, des facteurs structurels comme le revenu, l’insécurité alimentaire, le logement et la santé mentale paternelle influencent la capacité des pères à soutenir des modes de vie sains.

 

Quelles implications ? Les auteurs recommandent d’intégrer les pères dans les soins prénataux, d’élargir le soutien à la santé mentale paternelle, et de mettre en place des congés parentaux rémunérés et des politiques d’entreprise flexibles soutenant le bien-être paternel et …familial.

 

Ces associations rapportées reflètent l’état des connaissances actuelles mais appellent des études prospectives et des essais d’intervention incluant les pères pour établir des relations de cause à effet  et évaluer l’efficacité des programmes préventifs ciblés sur les pères.

Source: Current Obesity Reports June 4, 2026 DOI: 10.1007/s13679-026-00720-9 Paternal health and childhood obesity risk: biological, behavioral and environmental pathways

  • Plus sur : L’Obésité infantile
  • Lire aussi : OBÉSITÉ INFANTILE : Les mères « comptent », les pères guère (?)
Équipe de rédaction Santélog
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