Un objectif en santé publique est que chacun soit l’acteur de sa propre santé. C’est vrai aussi pour les parents, en charge de la santé de leurs enfants. Ce sondage mené par l’équipe de l’University of Michigan du Health C.S. Mott Children's Hospital National Poll, révèle -donc aux États-Unis- une avancée dans ce « prendre soin » : 2 parents sur 3 vont chercher de l'aide ou prendre conseil auprès de médecins et de professionnels de santé, pour prévenir le développement de problèmes de santé héréditaires chez leurs enfants.
Des exercices même de courte durée et de faible intensité améliorent le flux sanguin cérébral chez les enfants et contribuent à leur développement cognitif, conclut cette équipe de neurologues et de pédiatres de l’Université Waseda. Alors que les preuves s’accumulent sur la contribution de l’exercice, chez l’adulte, à la santé cérébrovasculaire et cognitive, cette nouvelle étude, menée auprès d’enfants âgés en moyenne de 12 ans, confirme l’importance de l’exercice physique auusi pour le bon développement du cerveau.
Cette équipe de biologistes et de cardiologues de l’Université de Californie – Los Angeles viennent d’identifier un ensemble de miARNs circulant dans le sang maternel, chez les femmes enceintes à risque élevé de prééclampsie. Cette découverte, documentée dans les Scientific Reports, forme la base d’un prochain test sanguin de détection précoce de ces miARN dans le sang maternel pour détecter ce risque et prévenir les complications, pour la mère et pour l’enfant à naître.
Cette étude d’immunologues de la Weill Cornell Médecine (New York) soutient la sécurité du vaccin contre le VRS pendant la grossesse : ainsi, la vaccination des mères contre le virus respiratoire syncytial (VRS) en fin de grossesse pour protéger leurs nouveau-nés n'est pas associée à un risque accru d'accouchement prématuré ou à d'autres mauvais résultats de naissance. L’étude, publiée dans le JAMA Network Open rappelle ainsi l’opportunité de cette vaccination maternelle, les nourrissons étant particulièrement vulnérables au virus.
Le contact peau-à-peau ou méthode « kangourou » stimule le développement neurologique des bébés prématurés, réaffirme cette équipe de néonatalogie de la Stanford Medicine. La recherche, publiée dans le Journal of Pediatrics conclut que ces bébés nés « trop tôt » ont de meilleures performances neurodéveloppementales à 1 an s'ils ont bénéficié du peau-à-peau à la naissance.
Ces longs câlins peau à peau avec un parent entraînent des avantages cognitifs durables pour les bébés prématurés et ces bénéfices apparaissent même dose-dépendants : même de petites augmentations de la durée du contact peau à peau font une différence mesurable dans le développement neurologique au cours de la première année de vie.
On laisse trop souvent la santé pulmonaire de côté, dans les études qui portent sur les effets délétères de la sédentarité à l’enfance, sur la santé plus tard dans la vie. Pourtant, nous rappelle cette équipe de pédiatres du Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal) l'activité physique -comme la masse corporelle, un facteur lié au précédent – joue un rôle majeur dans le développement de la fonction pulmonaire au cours de l'enfance.
La diversification alimentaire menée par l’enfant (DME) est de plus en plus pratiquée, cependant, répond-elle bien aux besoins nutritionnels du bébé ? Cette équipe de pédiatres et de nutritionnistes de l’Université du Colorado Anschutz apporte de nouvelles preuves de l’efficacité et des avantages de la méthode. Les conclusions, présentées lors du Congrès Nutrition 2024 de l’American Society for Nutrition, suggèrent que la DME permet un apport suffisant de calories pour la croissance de l’enfant et son bon développement.
Lorsque les bébés babillent, crient et grognent, de la naissance jusqu'à leur premier anniversaire, ils s'expriment en suivant des modèles observables et catégorisables, selon cette expérience de codage d’enregistrements de nourrissons, documentée dans la revue PLoS ONE. En d’autres termes, suggèrent ces neurologues de l'Université d'Alabama et de l'Université du Texas à Dallas, le babillage des bébés suit un cheminement déterminé qui s’apparente à une exploration vocale active nécessaire au développement de la parole.
C’est un signal d’alarme adressé par ces scientifiques de l'Université de Copenhague aux personnes nées avec une insuffisance pondérale et qui développent ensuite l’obésité : la recherche, publiée dans la revue EBioMedicine documente pour la première fois une interaction ou un « interplay » entre le poids à la naissance et le risque de complications liées à l'obésité dès l'enfance. Des résultats qui soulignent la nécessité d’approches de prévention et de traitement pour les enfants obèses nés avec un faible poids de naissance.
Cette recherche menée par des biologistes de l’University of California Los Angeles (UCLA) nous explique comment les expériences de soins au tout début de la vie, notamment le contact peau à peau à la naissance, le nombre de personnes en contact physique avec le nourrisson à la naissance et la durée pendant laquelle les nourrissons ont été en contact physique avec les soignants sont autant d’interactions sociales significativement associées à la composition du microbiome intestinal du nourrisson.