Une alimentation défavorable dans les premières années de vie, notamment pendant la petite enfance, est associée à une intelligence plus faible à l’adolescence, révèle cette large revue systématique menée par une équipe de la Swansea University (Royaume-Uni). Des données publiées dans la revue Advances in Nutrition, qui soulignent que les fondations de la santé cognitive sont établies de manière très précoce et que l’alimentation est un facteur déterminant de la cognition.
L’obésité paternelle, l’alimentation, le stress et les habitudes de vie du père avant et pendant la parentalité influencent le risque d’obésité et de maladies associées chez l’enfant via des modifications épigénétiques de la qualité du sperme, les comportements familiaux et d’autres facteurs environnementaux, conclut cette revue de la littérature, menée à l’University of California, Irvine. Ces conclusions, publiées dans les Current Obesity Reports, plaident une nouvelle fois pour l’inclusion systématique des pères dans les programmes de prévention de l’obésité infantile.
Cette équipe de psychiatres, psychologues, sociologues… de l’Université de Copenhague (Danemark) propose une cartographie inédite de 29 facteurs biologiques, psychologiques et sociaux et identifie, à partir de ces facteurs, 175 relations causales pouvant maintenir les jeunes adultes dans un état de mauvais sommeil et de détresse mentale. Les conclusions de cette expertise de 14 spécialistes pluridisciplinaires, publiées dans la revue BMC Medicine, aboutissent au développement d’un outil permettant d’orienter les interventions de santé publique auprès des jeunes adultes.
Les suppléments alimentaires équilibrés en énergie et protéines (BEP), que ce soit sous forme de boissons ou de pâtes nutritives, en cas de grossesse et de malnutrition, sont associés à des poids de naissance plus élevés et à une réduction du risque de faible poids de naissance ou de retard de croissance, conclut cette méta-analyse menée par une équipe de la George Mason University (Fairfax, Virginie).
Des taux de glycémie élevés pendant la grossesse sont associés à de moins bons résultats de naissance, conclut cette équipe d’endocrinologues et de pédiatres l’hôpital Northwestern Memorial de Chicago. L’étude, publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, relève notamment un risque accru de plus de 40 % d’accoucher d’un bébé grand pour l’âge gestationnel.
Le dépistage du diabète gestationnel repose sur 2 tests successifs : un test de charge au glucose à 1 heure, puis, en cas d’échec, un test de tolérance au glucose après jeûne.
Cette immunothérapie orale par ingestion quotidienne de petites quantités de cacahuètes, progressivement augmentées sur 3 ans, permet à 82 % des enfants allergiques âgés de 1 à 3 ans de tolérer au moins 3,5 cacahuètes sans réaction. Ce tout premier essai randomisé sur ce protocole à faible dose chez le tout-petit, mené par des allergologues du Karolinska Institutet (Suède) et publié confirme l’efficacité et la sécurité de l’approche en milieu médical contrôlé.
L’absence de cet acide gras dans le sang des femmes enceintes est bien associée à un risque accru d’asthme infantile, conclut cette équipe de biologistes et de pédiatres de l’University of Copenhagen et de l’Herlev and Gentofte Hospital (Danemark). L’analyse, publiée dans les Cell Reports Medicine, qui révèle une augmentation du risque d’asthme infantile de 62 % associée à cette carence maternelle, suggère néanmoins un début de « solution » : les omega-3.
L’exposition à la pollution atmosphérique in utero est liée par cette équipe du King’s College London à un développement langagier et moteur moins favorable : l’étude, publiée dans le Journal of Physiology, révèle des effets de retard du développement chez l’Enfant, dès l’âge de 18 mois.
Selon le rapport mondial sur la qualité de l’air, la pollution atmosphérique est le deuxième facteur de risque de mortalité infantile chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde, après la malnutrition.
Si les conséquences dramatiques pour la santé mentale d’une maltraitance subie durant l’enfance sont bien documentées, cette équipe de psychologues de la Kyoto University (Japon) ouvre un espoir pour les victimes et leurs proches : les expériences positives durant l’enfance peuvent réduire le risque pour la victime de devenir « à son tour » auteur de violence, même en cas de traumatismes précoces.
Les vagues de chaleur extrême de plus en plus fréquentes avec le changement climatique pourrait avoir une conséquence inattendue : la naissance de bébés de faible poids et de plus en plus « petits ». C’est la conclusion d’une équipe de l’Université d’Adélaïde (Australie), publiée dans le BMC Medicine, et qui appelle à inclure une meilleure protection des femmes enceintes vulnérables dans les politiques de lutte contre le réchauffement climatique.