Les nourrissons allaités exclusivement par leur mère pendant 6 mois ont un risque réduit de 23 % de ne pas dormir suffisamment, vs ceux nourris exclusivement au lait maternisé. Cette étude d’une équipe de pédiatres de l’Université de Toyama (Japon) met en lumière une relation dose-réponse entre durée d’allaitement et la qualité/durée du sommeil. Ces données, publiées dans l’European Journal of Clinical Nutrition, contredisent la perception répandue selon laquelle les bébés allaités dorment moins que les bébés nourris au lait maternisé.
Le tabagisme prénatal associé à un risque accru de troubles de santé mentale chez l’enfant, c’est l’une des conclusions préliminaires du programme de recherche ECHO (Environmental influences on Child Health Outcomes) des National Institutes of Health (NIH) dont la mission est d’améliorer la santé des enfants pour les générations futures. Cette analyse, publiée dans la revue Development and Psychopathology, alerte sur les dangers pour la santé mentale, de l’exposition des enfants au tabagisme maternel avant la naissance.
L’exposition cumulée au tabagisme parental, et particulièrement au tabagisme paternel, augmente significativement le risque de tabagisme et de vapotage chez les adolescents, suggère cette étude longitudinale, menée à l’University of Nebraska-Lincoln. Ces travaux présentés dans la revue Drug and Alcohol Dependence, pointent le père comme le parent le plus influent sur les comportements tabagiques et de vapotage des adolescents, un résultat inattendu.
Les pères prenant 14 à 40 semaines de congé parental présentent un risque significativement plus faible de symptômes dépressifs que les pères n’en prenant que 4 semaines ou moins, révèle cette étude longitudinale menée au Department of Women’s and Children’s Health du Karolinska Institutet (Stockholm, Suède), avec des collègues de la Hong Kong University. Des conclusions publiées dans l’American Journal of Public Health qui soutiennent l’importance du congé paternel, mais qui l’encadrent de manière précise : le bénéfice « antidépresseur » n’est pas observé chez les pères qui prennent moins de 13 semaines ou plus de 40 semaines…
Les femmes enceintes sont exposées en moyenne à 45 produits chimiques différents parmi 113 testés par cette étude, menée par des chimistes et des biologistes de par l’UNC Gillings School of Global Public Health et de la Stanford University (Californie). Cette recherche, l’une des plus larges jamais menées sur les expositions chimiques pendant la grossesse, publiée dans le JAMA Network Open, pointe la nécessité de renforcer les politiques de protection contre ces produits chimiques toxiques, sans oublier… leurs substituts.
La peur et la douleur liées aux injections vaccinales peuvent être réduites par des mesures simples et validées, rappelle cette recommandation de pratique clinique actualisée, coordonnée par une équipe de médecins de l’Université de Toronto et l’Hôpital pour enfants SickKids. Cette recommandation, publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) présente un éventail d’options organisées en 5 axes, en laissant à chaque personne, patient ou parent ou…médecin le choix de ce qui lui convient.
Alors que plus de 40 % des adolescents américains rapportent des sentiments persistants de tristesse ou de désespoir, l’érosion du soutien de la famille et de la communauté contribue significativement à la crise de santé mentale des enfants et plus largement des jeunes, explique le chercheur Kenneth Barish, professeur clinique de psychologie au Weill Cornell Medicine (New York). Fort de 40 ans de pratique clinique et d’une large revue de la littérature en neurosciences et en développement de l’enfant, l’auteur nous explique comment les grands-parents pourraient jouer un rôle protecteur central en fournissant aux plus jeunes, écoute, encouragement et sens de la vie, au-delà de la simple réussite individuelle.
Parmi les 649 variables analysées par cette équipe de neuroscientifiques et d’épidémiologistes de la Washington University, les facteurs liés au statut socioéconomique, au revenu familial et au type de quartier, sont les plus fortement associés à la connectivité fonctionnelle cérébrale chez les enfants de 9 à 10 ans. Cette étude de grande échelle publiée dans la revue Science révèle des effets très marqués dans les régions cérébrales impliquées dans le traitement sensoriel et moteur et suggère aussi que le stress chronique et le manque de sommeil liés aux inégalités sociales altèrent durablement les modèles d’activité cérébrale.
Une alimentation défavorable dans les premières années de vie, notamment pendant la petite enfance, est associée à une intelligence plus faible à l’adolescence, révèle cette large revue systématique menée par une équipe de la Swansea University (Royaume-Uni). Des données publiées dans la revue Advances in Nutrition, qui soulignent que les fondations de la santé cognitive sont établies de manière très précoce et que l’alimentation est un facteur déterminant de la cognition.
L’obésité paternelle, l’alimentation, le stress et les habitudes de vie du père avant et pendant la parentalité influencent le risque d’obésité et de maladies associées chez l’enfant via des modifications épigénétiques de la qualité du sperme, les comportements familiaux et d’autres facteurs environnementaux, conclut cette revue de la littérature, menée à l’University of California, Irvine. Ces conclusions, publiées dans les Current Obesity Reports, plaident une nouvelle fois pour l’inclusion systématique des pères dans les programmes de prévention de l’obésité infantile.