Les vagues de chaleur extrême de plus en plus fréquentes avec le changement climatique pourrait avoir une conséquence inattendue : la naissance de bébés de faible poids et de plus en plus « petits ». C’est la conclusion d’une équipe de l’Université d’Adélaïde (Australie), publiée dans le BMC Medicine, et qui appelle à inclure une meilleure protection des femmes enceintes vulnérables dans les politiques de lutte contre le réchauffement climatique.
Cette équipe de cardiologues de l’Université de Bristol rappelle qu’une tension artérielle maternelle élevée augmente le risque de complications pendant la grossesse. Ces données, publiées dans la revue BMC Medicine, qui confirment la hausse de prévalence, avec l’obésité notamment, de l’hypertension artérielle pendant la grossesse, appellent les médecins à aider les femmes à maintenir une tension artérielle normale, pour favoriser une grossesse en bonne santé.
Trop d’écrans trop tôt ? L’étude A*STAR, menée à l’Agency for Science, Technology and Research (A*STAR, Singapour) confirme le lien entre l’exposition précoce aux écrans et des modifications cérébrales et l’anxiété à l’adolescence. Cette étude de cohorte de naissance, la plus vaste jamais menée sur le sujet, présentée dans la revue eBioMedicine, précise les modifications cérébrales durables liées à cet excès d’écran à l’enfance, et suggère quelques mesures de protection aux parents.
Les cellules immunitaires que sont les lymphocytes T contribuent à expliquer le lien déjà suggéré entre allaitement et santé, rappelle cette méta-analyse menée au Salk Institute (San Diego) et publiée dans la revue Trends in Immunology.
Il est largement admis que l’allaitement maternel a un impact sur la santé de la mère et de l’enfant, mais les mécanismes biologiques sous-jacents à ces effets restent encore mal compris.
De nombreuses recherches ont documenté la forte association entre une exposition à la maltraitance et à la négligence à l’enfance et un risque de dépression accru, plus tard dans la vie. Cette étude menée à l’Université McGill confirme cette association et précise qui sont les survivants de maltraitance infantile présentant un risque particulièrement accru de dépression.
La recherche identifie une caractéristique moléculaire de cette vulnérabilité particulière : un réseau de gènes lié à un risque plus élevé de dépression, notamment chez les femmes.
Boire pour deux ? Si de nombreuses recherches ont déjà souligné les dangers pour le bébé de l’exposition prénatale à l’alcool, cette nouvelle étude, menée par une équipe de neuroscientifiques de l’Université Texas A&M, décrypte, dans la revue Neuropharmacology, comment l’alcool modifie le cerveau de l’enfant, au point de le câbler différemment et d’alimenter des comportements compulsifs, bien plus tard dans la vie.
Cette équipe de psychiatres et de psychologues de l’Université de Tohoku (Japon) révèle, en effet, que la dépression périnatale maternelle pourrait augmenter le risque de traits autistiques, particulièrement chez les filles. Ces conclusions, publiées dans la revue Molecular Psychiatry, rappellent l’importance du bien-être maternel pour le bon développement de l’enfant.
L’étude examine le lien entre la dépression périnatale maternelle et les traits autistiques chez l’enfant, à partir de l’analyse des données d’une cohorte humaine et d’une étude préclinique menée sur un modèle animal.
C’est une analyse approfondie de l’impact du stress sur la santé des enfants que nous propose cette équipe de psychologues et de biologistes de l’Université de Californie San Francisco (UCSF). C’est l’analyse la plus vaste réalisée à ce jour sur l’influence du stress sur tous les aspects de la santé d’un enfant, en cas d’exposition de la vie intra-utérine à l’adolescence.
Un antiseptique simple peut réduire les infections néonatales, conclut cette revue Cochrane : la chlorhexidine réduit probablement le taux d’infections du cordon ombilical d’environ 29 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et pourrait diminuer la mortalité néonatale.
Les soins du cordon ombilical sont essentiels à l’hygiène du nouveau-né ; ils contribuent à prévenir les infections et favorisent une bonne cicatrisation.
Cette équipe d’oncologues pédiatriques de l’Edith Cowan University (ECU, Australie) alerte contre la perte de masse musculaire chez les enfants atteints de cancer, lorsqu’ils reçoivent les premiers traitements : l’étude, publiée dans l’European Journal of Pediatrics, met en garde contre ce danger caché, un obstacle à la guérison.
Le concept développé est le suivant : les enfants traités contre le cancer perdent souvent de la masse musculaire squelettique alors qu’ils devraient en gagner rapidement et cette perte musculaire constitue un facteur supplémentaire de complications et de risque de problèmes de santé à long terme.