Une thérapie de sommeil pendant la grossesse peut favoriser la santé maternelle et fœtale : il s’agit de réduire, ici avec l’aide d’un dispositif expérimental (voir visuel), le sommeil en décubitus dorsal en fin de grossesse. Cette recherche d’une équipe de la School of Nursing and Midwifery (Adélaïde, Australie), présentée dans le Journal of Clinical Sleep Medicine montre que cette réduction du temps de sommeil passé sur le dos entraîne des améliorations immédiates dans les paramètres maternels et fœtaux.
Ces recherches menées à l’Université de Nottingham montrent que le manque de protéines dans l'alimentation du père affecte la qualité du sperme, ce qui à son tour impacte directement la santé à long terme de sa progéniture. La démonstration est apportée chez la souris, un régime alimentaire trop riche chez les mâles entraînant une surcharge pondérale chez leur progéniture avec des symptômes de diabète de type 2.
Précisément, la sensibilité à la façon dont les autres vous évaluent émerge vers l’âge de 24 mois, conclut cette équipe de psychologues de l’Université d’Emory (Atlanta), avant même la capacité de pouvoir faire une phrase complète. Ces conclusions, présentées dans la revue Developmental Psychology expliquent qu’au même âge les petits enfants sont aussi capables de modifier leur comportement en conséquence.
C’est ce qu’explique l’auteur principal, Sara Valencia Botto, candidate au doctorat à Emory : « Notre étude montre qu'à l'âge de 24 mois, les enfants ne sont pas seulement conscients que d'autres personnes les évaluent, mais vont alors modifier leur comportement pour obtenir une opinion positive ».
Ces chercheurs de l’Université de Californie – San Diego rapportent que 63% des échantillons de lait maternel provenant de mères consommant du cannabis présentent des traces de la substance jusqu’à 6 jours après sa consommation. Si la quantité de THC que le nourrisson peut ainsi ingérer reste relativement faible, ses effets restent mal connus et ces données, à paraître dans la revue Pediatrics engagent, avec la légalisation de plus en plus large du cannabis, à de nouvelles recherches.
Environ 5,3% des enfants et des adolescents dans le monde souffrent de TDAH. Les psychostimulants, dont le méthylphénidate, constituent le traitement médicamenteux de première intention. Or le méthylphénidate (dont Ritaline®) pourrait provoquer des hallucinations et d’autres symptômes psychotiques, relève cette équipe de l’Université de Copenhague (Danemark). Des données présentées dans le Scandinavian Journal of Child and Adolescent Psychiatry and Psychology qui situent l’incidence de tels symptômes chez 1,1% à 2,5% des patients traités, et appellent les cliniciens dans ces cas à réduire ou arrêter les médicaments stimulants et à opter pour un traitement mieux approprié.
Le faible poids à la naissance a déjà été associé à des risques accrus de problèmes de santé et de troubles du développement. Cette analyse chinoise des données de deux larges études de cohorte prospectives, présentée dans le Journal of Diabetes, confirme la corrélation entre un faible poids de naissance et un risque plus élevé de diabète de type 2 et d’hypertension.
Cette étude d’une équipe de l’Institut Wright On Marketing & Communications (Californie) suggère que chez les enfants aussi, des niveaux sanguins d’acide gras oméga-3 plus élevés sont associés à une meilleure fonction cérébrale. Des conclusions présentées dans le Journal of Nutritional Biochemistry qui confirment une forte corrélation entre les taux sanguins d’oméga-3, en particulier d’acide docosahexaénoïque (DHA), et la performance cognitive chez des enfants âgés de 2 à 6 ans.
Cette étude de de l'Université de la Colombie-Britannique montre comment le tabagisme ou plutôt l’exposition au tabagisme peut affecter les habitudes d'allaitement : L'exposition à la « fumée secondaire » raccourcit la durée d’allaitement. Ainsi, les jeunes mères exposées à la maison cessent d'allaiter plus tôt.
L’auteur principal, Marie Tarrant, directrice de l'École des sciences infirmières, experte en santé maternelle et infantile, commente ces résultats : « l’étude montre que le simple fait d'être dans un foyer fumeur, que le fumeur soit le mari, la mère ou un autre membre de la famille réduit le temps consacré par la jeune mère à l'allaitement maternel.
L’évaluation de la douleur chez le petit enfant, encore incapable de s’exprimer et de la décrire avec des mots, ou encore chez des enfants présentant des comorbidités complexes, est un défi de toujours pour les infirmières en pédiatrie. Cette recherche de la Solomont School of Nursing de l’Université du Massachusetts nous indique les priorités dans l'identification de la douleur chez l'enfant, en particulier lorsqu’il souffre de troubles neurologiques.
Peu d’études sensibilisent au risque d’ulcère de pression chez l’enfant, et c'est le cas notamment chez l’enfant hospitalisé en unité de soins intensifs (USI). Cette étude du Cincinnati Children's Hospital Medical Center Cincinnati montre toute l’importance de sa prévention -comme chez l’adulte- pour réduire son incidence. Des données présentées dans la revue Pediatrics qui font valoir une réduction possible de moitié de l’incidence chez les enfants à risque élevé.