On connaissait les rats « renifleurs » de mines, voilà des rats renifleurs de tuberculose, chez les enfants. Plus précis encore que les tests de microscopie standard, les animaux ont pu identifier 68% de cas d'infections tuberculeuses en plus, que celles détectées par un test standard. Alors que les méthodes actuelles de détection de la tuberculose sont loin d'être parfaites, en particulier dans les pays en développement, cette étude ouvre une nouvelle option de diagnostic.
Cette très large étude du Kaiser Permanente (Californie) portant sur plus de 15.000 filles et leurs mères, a examiné les facteurs métaboliques maternels de la puberté précoce chez les filles. Si le lien génétique avait déjà été identifié entre obésité infantile et puberté précoce, les conclusions de cette nouvelle étude présentée dans l’American Journal of Epidemiology confirment également un lien, épigénétique, avec l’obésité maternelle.
Plusieurs études ont déjà suggéré ce risque de perte de fertilité chez les filles exposées in utero au paracétamol, d’autres études, une réduction de la production de testostérone chez les garçons à naître. Cette étude de l'Université d'Edimbourg encourage à nouveau les femmes à réfléchir attentivement avant de prendre des analgésiques pendant la grossesse et à opter pour la dose la plus faible possible.
L'allergie alimentaire est liée à la génétique, ainsi qu’à des facteurs environnementaux, dont font aussi parties les expositions cutanées. Ainsi, lingettes, lotions ou savons utilisés à l’enfance pourraient aussi être en cause dans le développement des allergies alimentaires. Ces conclusions, d’une étude de la Northwestern University (Chicago), marquent une étape majeure dans la compréhension de l'origine de l'allergie alimentaire, confirment le lien étroit entre les différents types d’allergies et contribuent à expliquer la hausse globale de l’allergie chez l’enfant- dont la prévalence est estimée jusqu'à 6%.
Les gènes liés à l'X contribuent à expliquer pourquoi les garçons de tous âges font face à un risque respiratoire plus élevé, selon cette étude du Children's National Health System (Washington). Des données présentées dans les Scientific reports qui confirment que le chromosome X contient des informations cruciales sur les différences génétiques liées au sexe, dans différents tissus des voies respiratoires.
Ce large examen de la littérature, mené par une équipe Boston Medical Center exprime deux urgences : l’incidence croissante du syndrome de sevrage néonatal (SSN) et la nécessité de mener d’autres recherches et d’établir enfin des recommandations permettant la détection, l’évaluation et la prise en charge optimales de ce syndrome chez le nourrisson. Une analyse présentée dans le Journal of American Medical Association, qui relève également toutes les promesses des approches non pharmacologiques.
Cette recherche relance le débat très actif sur la prise d’antidépresseurs durant la grossesse et l’allaitement en regardant si l’utilisation d’antidépresseurs au cours de la grossesse peut affecter les résultats de l'allaitement maternel. Des conclusions surprenantes, présentées dans le British Journal of Clinical Pharmacology qui associent, bien avant les médicaments, la maladie psychiatrique aux difficultés de l’allaitement.
De précédentes études ont en effet montré que la sérotonine joue un rôle important dans l'homéostasie du volume du lait maternel pendant l'allaitement et ainsi, que les femmes qui prennent des antidépresseurs ont des taux d’intention et d'initiation d'allaitement maternel plus faibles et sont plus susceptibles d’avoir une montée de lait plus tardive.
Le grand public commence à être bien informé sur les effets du bisphénol A (BPA) et d'autres substances chimiques sur la santé. Cette recherche d’une équipe de l'Université de Calgary, présentée à ENDO 2018, le congrès annuel de l’Endocrine Society (Chicago) sensibilise les femmes enceintes aux expositions durant la grossesse et à la nécessité de protéger leurs bébés : l’étude montre en effet que l'exposition in utero même à de faibles niveaux peut entraîner une altération du développement cérébral.
Des scientifiques de l'Université de Genève (UNIGE) expliquent les différences de réponse des bébés atteints d'autisme aux signaux sociaux et décryptent chez ces jeunes enfants des modifications de la connectivité entre des zones clés du cerveau social. Ces travaux présentés dans la revue eLife confirment que des interventions thérapeutiques précoces ciblant l'amélioration de la capacité de réponse aux stimuli sociaux dès le début de la vie, pourraient permettre de « recâbler » ce réseau cérébral et de restaurer ainsi le développement du cerveau social.
Les enfants d'âge préscolaire exposés à la lumière durant la nuit n'ont plus de mélatonine, conclut cette étude de l’Université du Colorado à Boulder : ainsi, une seule heure d’exposition à la lumière avant l’heure du coucher diminue les niveaux d'hormone du sommeil de 88% chez l’enfant. Ces conclusions, présentées dans les Physiological Reports révèlent tout l'impact hormonal de l'exposition aux écrans, le soir, chez les enfants.