Cette équipe de psychologues et de psychiatres de la Federal University of Rio Grande (Brésil) propose ici, dans la Harvard Review of Psychiatry, une revue de la littérature et des preuves des effets du baby blues et de la dépression maternelle sur la qualité de la parentalité. Cette large revue, qui sensibilise à la détection et à la prise en charge de la condition chez les femmes enceintes et les jeunes mères, confirme des résultats cohérents dans toutes les régions du monde.
S’il est bien documenté que l’obésité de la mère, via son empreinte épigénétique est corrélée à un risque accru d’obésité de son enfant, la même conséquence, du tabagisme maternel, est beaucoup moins connue. Cette étude d’une équipe de l’Université d’Édimbourg révèle ainsi que les enfants de mères fumeuses -ou obèses- sont plus susceptibles de devenir obèses à l’âge adulte. Des conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE, qui mettent en exergue également des facteurs sociétaux dans ce risque d’obésité.
De nombreuses recherches visent au diagnostic précoce de la dermatite atopique chez l’enfant : cette nouvelle étude, menée par une équipe de biologistes et de dermatologues du National Jewish Health (Denver, Colorado) identifie des biomarqueurs cutanés sur les joues chez le nourrisson, prédictifs de la dermatite atopique avant même l’apparition des symptômes. Cette nouvelle approche, présentée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice, ouvre la voie à des interventions plus précoces et à des stratégies préventives pour les nourrissons à risque de développer une dermatite atopique, la maladie cutanée chronique la plus courante en population générale.
Cette recherche menée dans le cadre du programme ECHO (Environmental influences on Child Health Outcomes) des National Institutes of Health (NIH), révèle les conséquences dramatiques de l’exposition in utero, même à de faibles concentrations d’arsenic dans l’eau potable publique : un faible poids à la naissance et une naissance prématurée du bébé. Alors que les Agences sanitaires ont fixé des doses admissibles, l’étude révèle comment des expositions même à des concentrations plus faibles, peuvent affecter les résultats de grossesse.
Le lien entre la caféine et la mort inattendue du nourrisson n’est pas entièrement théorique. Les néonatologistes utilisent déjà la caféine pour traiter l’apnée chez les prématurés, où elle agit comme un stimulant respiratoire. Ce composé présente un excellent profil de sécurité chez les nourrissons, avec des effets secondaires minimes, même à fortes doses. Cette nouvelle recherche menée par des néonatologistes de l’Université Rutgers (New Jersey) suggère que la caféine pourrait être la clé de la prévention du syndrome de mort subite du nourrisson.
Déployer plus largement la vaccination contre l’infection à VRS (virus respiratoire syncytial), dont l’impact, depuis son introduction l’année dernière, est très surveillé, c’est l’appel de cette équipe de virologues de l’Université d’Édimbourg qui documente son efficacité, dans le Lancet Child & Adolescent Health.
Le VRS est un virus courant, cause importante de toux, rhumes et de maladie respiratoire grave, la bronchiolite, chez les bébés mais aussi chez les personnes âgées, en particulier celles qui sont atteintes de comorbidités.
Cette équipe de biologistes et de pédiatres de L’université Emory alerte à nouveau, sur les effets métaboliques et neuronaux de l’exposition prénatale aux phtalates. L’étude, publiée dans la revue Nature Communications, révèle en effet que la simple utilisation de produits du quotidien pendant la grossesse affecte le métabolisme mais aussi le neurodéveloppement du nouveau-né.
Les phtalates sont un groupe de plastifiants largement utilisés, présents dans de nombreux produits cosmétiques et de soins personnels, tels que les shampoings, les savons et les détergents, ainsi que dans les contenants en plastique des aliments et boissons.
Le microbiome du bébé, qui commence à se former dès la naissance, le protège contre les infections virales infantiles, démontre cette équipe du Wellcome Trust Sanger Institute et de l’University College London (UCL). L’étude, la plus grande jamais réalisée sur le microbiome des bébés, publiée dans le Lancet Microbe, révèle notamment que les bébés présentant une combinaison spécifique de bactéries intestinales à 1 semaine, ont un risque considérablement réduit d’hospitalisation pour infection virale des voies respiratoires inférieures au cours des 2 premières années de vie.
Cette étude, menée à l’Université d’Oxford et publiée dans BJOG : An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, révèle que les mères anémiques en début de grossesse encourent un risque plus élevé de donner naissance à un enfant atteint d’une malformation cardiaque.
L’anémie (faible nombre de globules rouges ou un taux d’hémoglobine des globules rouges inférieur à la normale) est une cause fréquente de mauvaise santé ou de décès chez les mères et leurs bébés.
Dès la naissance en effet, l’ADN du bébé – analysé à partir du sang de cordon ombilical- apporte de précieux indices sur des problèmes de santé évitables plus tard dans la vie. C’est la démonstration de cette équipe de la Duke University, lors de la Digestive Disease Week® (DDW), qui précise néanmoins : « Ce n’est pas parce qu’on naît avec ces marqueurs que la maladie est inévitable « .