Le stress au travail n’est pas bon pour les parents mais a également un certain nombre de conséquences néfastes sur la santé des enfants, rappelle cette équipe de l’Université de l’Illinois : non seulement le stress au travail des parents affecte les repas et les moments partagés en famille mais aussi le développement socio-émotionnel des enfants, selon ces conclusions publiées dans le Journal of Family Psychology.
Faut-il traiter par antidépresseurs, ici précisément par ISRS (Inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine), les mères qui développent une dépression post-partum ? Quels sont les résultats d’un tel traitement sur la santé de la mère et de l’enfant ? Cette large étude menée par une équipe du King’s College et de l’Université d’Oslo, publiée dans le JAMA Network Open, suggère que le traitement postnatal par ISRS est bien associé à un risque réduit de problèmes de santé mentale maternelle et de troubles du comportement chez l'enfant au cours de la petite enfance.
On sait que la perte d'emploi est un facteur majeur de stress, cette équipe de l'Université d'Essex (UK) met en lumière un lien entre la perte d’emploi du père ou de la mère et un risque accru de fausse couche et de mortinatalité. L’étude, publiée dans la revue Human Reproduction, révèle ainsi, avec la perte d’emploi d’un des parents, un doublement du risque de perte de la grossesse.
Cette recherche, soutenue par les National Institutes of Health, identifie des différences clés entre les enfants et les adultes atteints de COVID-19 et révèle comment le système immunitaire des jeunes enfants maîtrise le SRAS-CoV-2. Ces travaux, publiés dans la revue Cell, à l’aide des dernières techniques de micrographie électronique contribuent à expliquer le moindre taux de complications et de formes sévères chez les jeunes enfants.
Le traitement précoce de l’obésité infantile est sûr et efficace, soutient cette équipe de pédiatres et de nutritionnistes de l’Institut Karolinska (Suède) qui démontre tous ses bénéfices à la fois à court et à long terme dans l’International Journal of Obesity. Les chercheurs appellent surtout à soutenir les parents à promouvoir un mode de vie sain au sein de la famille.
Cette équipe de pédiatres et de psychologues de l’Université de Cambridge, documente la relation entre le lien affectif de l’enfant avec ses parents et sa socialité, sa gentillesse et son empathie envers les autres, plus tard dans la vie. L’étude, publiée dans l’International Journal of Behavioral Development, montre toute l’influence de la relation précoce avec les parents, une relation intériorisée par l’enfant sur sa disposition se montrer gentil, serviable et généreux envers les autres.
La malnutrition précoce dans la vie prépare la voie à une croissance médiocre voire à des troubles de la croissance, ainsi qu’à une mortalité prématurée plus élevée, rappelle avec force cette équipe de pédiatres et de nutritionnistes de l’Université de Californie San Francisco (UCSF) dans la revue Nature. Selon l’étude, une meilleure nutrition pendant la grossesse et les années de conception et de procréation est essentielle pour protéger la santé des enfants ainsi que leur développement durant les 1.000 premiers jours de vie, une période de très grande vulnérabilité.
Cette recherche à paraître dans la revue Pediatric Pulmonology et présentée lors du Congrès international de l’European Respiratory Society (ERS) rappelle les facteurs associés à la vie urbaine et délétères pour la santé pulmonaire, en particulier des nourrissons et des jeunes enfants. Les structures d’accueil, les maisons humides et la pollution routière sont autant de facteurs de risque d'infections pulmonaires. Cependant, un comportement permet de contrecarrer en partie ce risque chez l’enfant, révèle une recherche complémentaire : l’allaitement maternel.
Cette petite étude pilote, menée à l’Université de British Columbia (Vancouver) suggère un lien entre le microbiome des bébés et le développement de leur cerveau : en d’autres termes, les niveaux de certaines espèces de microbes pourraient favoriser le développement de certaines de nos capacités cognitives et de certains comportements. Ces conclusions, présentées dans la revue PLoS ONE, viennent documenter un axe intestin-cerveau, ici particulièrement précoce.
Les mères exposées à la pollution de l'air donnent naissance à des bébés plus petits aux poumons plus fragiles, conclut à nouveau cette étude de qui laisse néanmoins une marge d’espoir : vivre dans une zone -polluée- mais plus verte peut atténuer les risques pour la santé du bébé. Ces conclusions, présentées lors de l’European Respiratory Society International Congress 2023 ajoutent à la preuve des effets particulièrement graves de la pollution aux étapes de plus grande vulnérabilité de la vie.