Ces chercheurs de l’Université du Missouri-Columbia et de l’University College London démontrent avec cette méta-analyse de la littérature, qu’il est plus bénéfique pour leur croissance, d’alimenter les nouveau-nés prématurés avec du lait maternel enrichi avec un ingrédient du lait maternel plutôt qu’avec les fortifiants traditionnels issus du lait de vache. Cette analyse des données de plus de 450 bébés prématurés confirme ici, dans la revue Neonatalogy Today, que l’enrichissement avec des fortifiants du lait maternel apporte de meilleurs résultats de santé et réduit le risque de complications fréquentes de la prématurité.
Cette équipe de l’Université du Texas à Houston met à nouveau en garde les jeunes femmes en âge de concevoir sur les risques liés à l’obésité dès la conception et durant la grossesse. L’équipe se concentre ici sur le risque de troubles hypertensifs précoces ou d’apparition tardive (hypertension gravidique) et sur la relation dose-dépendante de ce risque avec un IMC plus élevé.
COVID-19 peut provoquer des caillots sanguins mortels et ce risque pourrait être particulièrement élevé pour les femmes enceintes ou prenant des œstrogènes. C’est la deuxième étude à notre connaissance à aborder ce type de complication vasculaire rare mais possible chez la femme enceinte. Présentées dans la revue Endocrinology, ses conclusions suggèrent d’envisager chez ces patientes l'opportunité d'une mise sous anticoagulant ou bien, le cas échéant, l’arrêt du traitement œstrogénique.
Cette équipe de l'Université d'Exeter et du Pacific Northwest Research Institute (Seattle) a peut-être trouvé le moyen de détecter le risque élevé de diabète de type 1 et d’acidocétose dès le très jeune âge. En analysant les données de l’étude TEDDY, les chercheurs aboutissent à une combinaison de plusieurs facteurs ou signature du risque élevé de développer la maladie. Ce score de risque combiné qui intègre la génétique, des facteurs cliniques tels que les antécédents familiaux et le nombre d'autoanticorps des îlots démontre ici sa sensibilité de prédiction, chez les nouveau-nés, du diabète de type 1.
Cette équipe de l’Université de Genève, confirme, par eye-tracking, une technique qui consiste donc à traquer les mouvements oculaires, que les enfants, dès l’âge de 8 ans, établissent spontanément un lien entre une émotion exprimée par une voix et un visage. Cette recherche, présentée dans la revue Emotion de l’American Psychological association (APA), décrypte le développement d’un système de codage spontané amodal des émotions, c'est-à-dire indépendant du mode de perception, auditif ou visuel.
La découverte de 2 nouveaux biomarqueurs de prééclampsie par cette équipe de l’Université de technologie de Sydney va permettre le développement d’un test de diagnostic précoce. Le principe de ce test, basé sur l’identification des principales causes sous-jacentes de la prééclampsie et documenté dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, va permettre de modifier la gestion de la maladie et de limiter ses conséquences pour la mère et le bébé.
Cette étude de l’Université de l'Ohio documente un nouveau bénéfice de la pratique d’un exercice adapté durant la grossesse : une meilleure « qualité » de lait maternel. Et même un exercice modéré augmente les niveaux d’un composé précieux, qui réduit le risque de maladie cardiaque, de diabète et d'obésité chez le bébé, plus tard dans la vie. Des travaux présentés dans la revue Nature Metabolism qui isolent aussi un oligosaccharide du lait maternel bénéfique pour la santé métabolique du bébé.
La consommation de cannabis pendant la grossesse augmente le risque de problèmes de sommeil chez l’Enfant, et au moins jusqu’à l’âge de 10 ans, révèle cette étude de l’Université du Colorado à Boulder, menée auprès de près de 12.000 jeunes. Alors que la prévalence de l’usage du cannabis médical durant la grossesse progresse, notamment pour soulager les nausées, ces données, présentées dans la revue Sleep Health, rappelle que l’abstinence de cannabis, comme de cigarette et d’alcool durant la grossesse reste une question de bon sens- et de preuves aussi !.
C’est la plus grande étude à ce jour à démontrer que le sang du cordon ombilical peut permettre de traiter avec succès des troubles génétiques rares. C’est une équipe du département des greffes de moelle osseuse et thérapies cellulaires de l’Université de Pittsburgh qui en fait la démonstration. Des travaux, présentés dans la revue Blood Advances, qui plaident en faveur d’un traitement « universel », à risque d’effets secondaires minimal pour ces maladies rares, plutôt que de rechercher des années des thérapies personnalisées.
Cette recherche est la première à décrire un cas de transmission de COVID-19 de la mère au nourrisson in utero, sur la base de preuves immunohistochimiques et moléculaires d'infection par le SRAS-CoV-2 dans les cellules fœtales du placenta. Cette étude de cas, publiée dans le Pediatrics Infectious Disease Journal, qui vient s’ajouter à quelques autres cas rares documentés, sensibilise au manque de tests appropriés durant la grossesse et au recul scientifique encore limité face au nouveau coronavirus.