Le traitement de l’obésité infantile s’impose le plus tôt possible et sa précocité induit ensuite des effets durables pour la vie, rappelle cette équipe de pédiatres du Karolinska Institutet qui veut sensibiliser, face à l’épidémie d’obésité, à l’importance de la gestion du poids de santé, chez l’enfant aussi. Ces données, publiées dans le JAMA Pediatrics, confirment en effet, qu’avec une intervention précoce, ces enfants ont un risque très réduit, ensuite, à l’âge adulte, de comorbidités associées à l’obésité, soit de diabète de type 2, d’hypertension et de dyslipidémie.
L’exposition au stress en début de grossesse affecte bien la progéniture jusqu’à l’âge adulte, révèle cette recherche de long terme, menée par une équipe du Deutsches Primatenzentrum (DPZ) qui travaille sur des singes sauvages en Thaïlande. Une démonstration présentée dans les Proceedings of the Royal Society B, dont les auteurs assurent qu’elle est significative pour l’Homme.
Car cet effet durable sur le système de stress de la progéniture est lié aux niveaux d’hormones de stress maternel au début de la grossesse.
Le suivi du poids maternel durant la grossesse est déterminant dans les résultats de naissance mais aussi dans les résuktats de santé du bébé plus tard dans la vie, cependant on ignore si une prise de poids maternel excessive se traduit en temps réel par une accumulation de graisse chez le bébé in utero. Cette large étude d’experts de l’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development (NICHD/NIH) révèle en effet, dans ce cas, une accumulation de graisse fœtale.
Le tabagisme infantile -ici débuté avant l’âge de 15 ans– augmente considérablement le risque de développer une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), plus tard dans la vie. Avec une explication toute simple, développée dans le Chronic Obstructive Pulmonary Diseases Journal de la COPD Foundation : l’exposition à la fumée a un impact négatif sur le développement des poumons, à des stades critiques que sont l’enfance et l’adolescence.
Cette recherche qualifiée « d’inédite », identifie les vitamines prénatales bénéfiques permettant de réduire le risque de décès infantile, en particulier dans les pays les plus démunis et avec moins d’accès aux soins de santé prénatale. Menée à l’Université George Mason (Fairfax, Virginie), l’étude propose, dans The Lancet Global Health, une analyse des impacts des différentes vitamines prénatales sur la santé des mères et les nouveau-nés.
Les bébés prématurés ne bénéficient pas toujours d’une prise en charge adéquate de la douleur, affirme cette équipe de pédiatres néonatologistes du Karolinska Institutet. L’équipe rappelle que les bébés prématurés sont souvent pris en charge en unité de soins intensifs (USIN), dont l’environnement est souvent bruyant, les soins souvent techniques et douloureux. Cette recherche, la plus large enquête menée jusque-là ces soins néonatals, publiée dans la revue Pain, révèle que, la plupart du temps, ces bébés endurent des niveaux de douleur élevés durant le mois qui suit leur naissance.
Cet outil d’intelligence artificielle (IA) qui analyse les placentas à la naissance permet une détection plus rapide des problèmes néonatals et maternels. Le modèle mis au point par une équipe de bioingénieurs de l’Université Northwestern (Chicago), présenté dans la revue Patterns pourrait constituer une précieuse option de détection pour les médecins dans les zones à faibles ressources sans laboratoire de pathologie.
Les naissances prématurées sont en hausse, avec des disparités raciales et économiques qui se creusent, souligne cette étude menée par des épidémiologistes et des pédiatres de l’Université de New York. Ces chercheurs tentent d’identifier, dans le JAMA Network Open, les changements dans les facteurs de risque qui contribuent à cette incidence croissante de la prématurité.
Les naissances prématurées ont en effet augmenté de plus de 10 % au cours de la dernière décennie, avec des disparités persistantes et croissantes au fil du temps, conclut cette analyse menée sur plus de 5 millions de naissances.
L’exposition du bébé à l'inflammation maternelle, in utero pendant la grossesse, au moment même du développement de son cerveau, peut affecter ensuite considérablement son le vieillissement cérébral et cognitif, 50 années plus tard. C’est la conclusion, remarquable, de cette étude longitudinale extrême, menée par une équipe du Mass General Brigham (MGB, Boston), publiée dans la revue Molecular Psychiatry. Si l’activité immunitaire prénatale affecte ainsi à très long terme le développement du cerveau de la « progéniture », ce facteur n’est pas le seul, précisent les chercheurs, et vient se combiner à toute une série de facteurs environnementaux.
Cette étude menée par des pédiatres et des experts en imagerie de la New York University School of Medicine, documente pour la première fois la trajectoire de développement des réseaux fonctionnels cérébraux depuis la naissance. Ces travaux, publiés dans la revue PLoS Biology, livrent les premiers schémas de croissance du connectome, des schémas spécifiques à chaque région, certaines zones accusant des changements minimes, d’autres présentant une augmentation spectaculaire à la naissance.