Cette équipe de neuroscientifiques et de biologistes de la Slovak Academy of Sciences, décrypte comment une infection maternelle peut perturber le développement cérébral du nouveau-né. Ces travaux, publiés dans la revue Brain Medicine, qui apportent des preuves supplémentaires des effets néfastes de l’inflammation prénatale sur le fonctionnement cérébral, contribuent à expliquer le développement de certains troubles neurologiques chez l’Enfant.
Cette recherche « pionnière » révèle que l’activation immunitaire maternelle altère l’excitabilité des neurones hippocampiques chez nouveau-nés, ce qui a des conséquences possibles sur le risque d’autisme (TSA), de schizophrénie et de dépression.
2 « nouveaux » médicaments antiépileptiques apparaissent sans danger pour la grossesse, conclut une étude menée par ces neurologues de la Stanford Medicine. Évalués à l’âge de 6 ans, des enfants de mère épileptiques, exposés in utero à ces médicaments, présentent des capacités verbales et cognitives normales, conclut cette vaste étude multicentrique, publiée dans le JAMA Neurology.
Ces 2 médicaments courants contre l’épilepsie, la lamotrigine et le lévétiracétam, offrent une alternative sûre aux médicaments antiépileptiques plus anciens, documentés comme pouvant être nocifs pour les fœtus, et notamment le valproate.
Nouvelle démonstration des effets sévères de la pollution, et notamment des particules fines, durant la grossesse, c’est l’objet de cette étude menée par une équipe de l’Université de Buffalo (UB), qui démontre, dans les Scientific Reports, la forte association entre cette exposition en fin de grossesse et un risque accru pour le bébé d’admission en unité de soins intensifs néonatals (USIN).
Cette équipe de psychologues de l’Université de Toronto apporte de nouvelles preuves de l’empreinte à vie que peut laisser la maltraitance subie durant l’enfance. L’étude, à paraître dans la revue Child Maltreatment, précise ainsi que les adultes victimes de maltraitance dans leur enfance sont 2 fois plus susceptibles de développer des troubles de la santé mentale, mais pas seulement.
L’incidence de problèmes de santé physique est également plus élevée chez les personnes ayant des antécédents de maltraitance, celles « s’en sortant le mieux » après des abus physiques et sexuels à l’enfance, étant celles ayant pu bénéficier de la présence d’un adulte protecteur à la maison.
C’est un message d’espoir, surtout en regard de l’incidence des actes de maltraitance à l’égard des enfants : l’adversité à l’enfance peut aussi rendre plus fort, et plus résilient aux événements stressants plus tard dans la vie. Cette équipe de psychiatres et de psychologues de l’Université Yale nous explique dans la revue Communications Psychology, que cette adversité, lorsqu’elle est modérée et intervient à certaines périodes de l’enfance, peut conférer une capacité au cerveau à distinguer efficacement ce qui est sûr et ce qui est dangereux, et qui protège ainsi contre le développement de troubles anxieux, plus tard dans la vie.
3 grands axes qui pourraient contribuer à réduire les taux d’abus sexuels sur les enfants, résultent de ces précieux travaux de psychologues et de sociologues de l’Université de Rochester, qui proposent ainsi une première feuille de route basée sur des interventions d’éducation prioritairement familiales, locales et communautaires. Ces conclusions, publiées dans le JAMA Pediatrics, suggèrent que de telles interventions permettraient de réduire considérablement, et jusqu’à 30 %, l’incidence de ces agressions chez l’Enfant.
« Il laisse ses marques dans le placenta », avait montré une récente recherche menée au Harvard Pilgrim Health Care Institute (Boston). Il n’est pas surprenant que le diabète gestationnel impacte ensuite les schémas de croissance des nourrissons exposés. C’est ce que documente aujourd’hui cette équipe de l’Université du Texas (UT) à Austin, dans l’American Journal of Clinical Nutrition : des schémas de croissance surprenants au cours de la première année de vie.
Une intervention précoce, dès le 2è trimestre de la grossesse avec une administration unique de fer par voie intraveineuse se confirme comme un traitement sûr et efficace contre l’anémie pendant la grossesse, conclut cette étude présentée lors du Pregnancy Meeting de 2025 de la Society for Maternal-Fetal Medicine. Des résultats qui appellent même, selon leurs auteurs, à la révision des directives cliniques sur la prise en charge de l’anémie liée à une carence en fer pendant la grossesse.
Cette équipe de l’Université McMaster (Ontario) vient d’identifier des métabolites sanguins qui paraissent influencer le développement de l’Enfant, durant ses premières années de vie. L’étude, publiée dans la revue eLife, confirme les liens forts et complexes entre l’alimentation, la santé intestinale, et le développement de l’enfant et apporte une nouvelle illustration de l’importance de l’axe intestin-cerveau.
L‘auteur principal, Philip Britz-McKibbin, professeur de chimie et de biologie à l’Université McMaster, résume ces conclusions : « les métabolites jouent un rôle important dans la santé humaine, en particulier aux premiers stades de la vie.
L’exposition fœtale au paracétamol augmente la probabilité qu’un enfant développe un trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH), conclut cette équipe de l’Université de Washington (UW). L’étude, publiée dans la Nature Mental Health, révèle en effet un risque multiplié par 3 de TDAH chez les enfants dont les mères ont utilisé l’analgésique pendant leur grossesse.
De précédentes recherches ont estimé que plus de 70 % des femmes enceintes utilisent du paracétamol pendant la grossesse pour contrôler la douleur ou réduire la fièvre.