De multiples études ont traité des effets indésirables possibles pour la mère et le bébé de la prise d’antidépresseurs au cours de la grossesse, la plupart d’entre elles ayant conclu à la nécessité de traiter les symptômes dépressifs chez la mère. Cette nouvelle étude, menée à l’Université du Colorado Anschutz (CU Anschutz), montre tout l'impact possible des antidépresseurs sur le développement du cerveau du fœtus pendant la grossesse.
Les effets de la maltraitance à l’enfance, sur la santé mentale et la santé physique aussi, ne sont plus à démontrer. Cependant, rares sont les études à s’intéresser à la violence verbale, une forme de maltraitance à part entière. Cette équipe de psychologues et de pédiatres de l’Université College London (UCL) estime, pour la première fois, au-delà du fardeau sanitaire, le fardeau économique de la violence verbale commise par des adultes, à l’encontre d’enfants.
Définie comme une approche médicale qui combine thérapie et diagnostic, la théranostique semble promise à un grand avenir, en neuro-oncologie. Cette équipe de l’Université de Munich, décrit dans le Journal of Nuclear Medicine (JNM) plusieurs approches interventionnelles permettant de contourner la barrière hémato-encéphalique physiologique (BHE) et la barrière hémato-tumorale (BHT), pour diagnostiquer, traiter et surveiller.
La médecine nucléaire a le potentiel de changer le potentiel et les applications de la théranostique en neuro-oncologie : les progrès récents dans les techniques permettant de traverser la barrière hémato-encéphalique (BHE) ouvrent notamment la perspective d’utiliser des produits radiopharmaceutiques pour traiter les tumeurs cérébrales, telles que
« au cours de ces 10 dernières années, nous avons observé d’énormes progrès dans les options de traitement pour un large éventail de tumeurs, tant en termes de survie que de qualité de vie.
Les bactéries intestinales fabriquent des neurotransmetteurs qui permettent de façonner le système immunitaire du nouveau-né, conclut cette équipe du Weill Cornell Médecine (New York). L’étude, publiée dans la revue Science Immunology, permet de mieux comprendre comment le système immunitaire est formé au début de la vie et suggère de nouvelles approches d’atténuation ciblant le microbiote et visant à réduire le risque de maladies inflammatoires telles que les allergies alimentaires et les MICI plus tard dans la vie.
L’intelligence artificielle (IA) atteint un taux de détection « parfait » pour les cas graves de rétinopathies pouvant entraîner la cécité chez les bébés prématurés. Cette nouvelle illustration d’une utilisation de l’IA réussie en santé, apportée par une équipe de l’Oregon Health & Science University (OHSU), dans le JAMA Ophthalmology emporte une implication cruciale : étendre le traitement mondial de la rétinopathie du prématuré avant que la maladie ne puisse endommager la vision de manière permanente.
De plus en plus de recherches documentent le fameux axe intestin-cerveau, révélant l’impact considérable et étendu des communautés bactériennes sur notre santé cognitive, mentale et neurologique. Cette nouvelle étude, menée au Wellesley College (Boston) révèle, dans la revue Science Advances, la relation déterminante entre le microbiome intestinal et le développement du cerveau chez l’enfant. De nouvelles preuves impliquant de manière hyper précoce, le microbiome intestinal dans le développement neurologique typique.
Cette étude de cohorte menée, à l’échelle américaine, par une équipe de médecins du Harvard Pilgrim Health Care Institute et publiée dans la revue Public Health Nutrition, révèle que 25 % des femmes enceintes ne consomment pas suffisamment d'acides gras oméga-3 dans leur alimentation ou via des compléments alimentaires. Alors que des niveaux suffisants d’acides gras oméga-3 sont recommandés pour une issue optimale de la grossesse et la santé de l’enfant, ces données incitent à surveiller plus rigoureusement le régime alimentaire de la mère durant la grossesse.
Cette étude menée par des biologistes et des nutritionnistes de l'Université de Washington (UW) explique aux femmes enceintes, et à leurs médecins, pourquoi il convient d’éviter la consommation de restauration rapide et d'aliments ultra-transformés durant la grossesse. Et l’explication, développée dans la revue Environment International n’est pas celle qu’on attendait : ce sont les niveaux plus élevés de phtalates présents dans les conditionnements notamment -et non d’acides gras saturés- qui sont ici pointés du doigt.
Les femmes qui sont atteintes d’obésité n’ont pas besoin de prendre du poids pendant la grossesse, suggère cette équipe du Karolinska Institutet. La recherche, publiée dans le Lancet, soutient l’idée d’abaisser voire de supprimer la recommandation actuelle d’une prise de poids d’au moins 5 kilos.
Les lignes directrices concernant la prise de poids pendant la grossesse chez les femmes obèses sont depuis longtemps remises en question.
L’audition joue un rôle clé dans l’alerte contre les dangers, et plus largement est associée, notamment à l’âge avancé aux résultats de santé. La protéger commence dès l’enfance, mais la question est posée par l’équipe du C.S. Mott Children’s Hospital National Poll de l’University of Michigan : « Les enfants peuvent-ils toujours nous entendre ? Les conditions de l’audition n’ont-elles pas radicalement changé avec l’exposition aux sons, via les écouteurs et les casques ?