Alors que l’on a longtemps pensé que le système immunitaire d'un nouveau-né était une version immature de celui d'un adulte et donc moins efficace, cette équipe d’immunologues de la Cornell University (New York) révèle que les bébés utilisent leur système immunitaire différemment, mais tout à fait efficacement. La recherche, publiée dans la revue Science Immunology montre que les cellules T des nouveau-nés – les globules blancs qui protègent contre les maladies – surpassent celles des adultes contre de nombreuses infections.
De nombreuses études ont déjà montré une association entre le niveau d’études, la santé et le risque de maladies, notamment de maladies chroniques. Cette étude mondiale menée à la Norwegian University of Science and Technology (NTNU) confirme sans surprise que plus le niveau d’éducation ou d’études est élevé, plus le risque de décès prématuré est faible. Des conclusions publiées dans le Lancet Public Health, qui sensibilisent à l’importance de l’accès à l’éducation pour tous.
Cette équipe de biologistes de l’Université de Californie – San Francisco (UCSF) et de l'Université de Stanford identifie, pour la première fois, des variantes génétiques dans les gènes « de contraction » qui prédisent si les femmes enceintes répondront au traitement -par progestérone- pour l'accouchement prématuré, une condition qui touche 1 nourrisson sur 10 qui nait dans le monde. Des données publiées dans la revue Science Advances, critiques alors qu’aucun médicament n’est plus disponible pour « gérer » l’accouchement prématuré.
En dépit d’études sur la vaccination COVID durant la grossesse, la question reste posée : « L’exposition in utero à la vaccination maternelle contre le COVID-19 est-elle associée à un risque accru de troubles du développement neurologique chez les nourrissons ? ». Cette équipe d’immunologues de l’Université de Californie – San Francisco répond, dans le JAMA Pediatrics : « Les vaccins COVID sont sans danger pour les femmes enceintes et leurs bébés ».
Un vaccin expérimental à ARNm contre le cytomégalovirus humain (CMV), un virus courant qui peut infecter les bébés pendant la grossesse et entraîner des malformations congénitales, démontre ici sa capacité à induire des réponses immunitaires prometteuses. Ces travaux, menés à la Weill Cornell Medicine (New York), publiés dans le Journal of Infectious Diseases, suggèrent même une efficacité supérieure à celle des autres candidats vaccins contre le CMV.
On pourrait évaluer l’autisme chez les enfants avec un simple test de réflexe oculaire, conclut cette équipe de scientifiques de l’Université de Californie – San Francisco. Les chercheurs associent ici la perturbation d'un réflexe oculaire sensible à l'autisme profond, ouvrant ainsi une nouvelle option de diagnostic, plus rapide. Ces travaux, publiés dans la revue Neuron, viennent confirmer de précédentes études suggérant que l’analyse du regard est une méthode possible pour détecter l’autisme.
De multiples études ont alerté sur les effets néfastes de l’obésité maternelle avant et durant la grossesse sur la santé des enfants à naître. Cette équipe de l’University of South Australia (UniSA) révèle, dans la revue Life Sciences, que les garçons sont particulièrement vulnérables à ces conditions : Les hommes nés de femmes obèses sont plus susceptibles d'être en surpoids à la naissance et de développer des complications métaboliques plus tard dans la vie, dont des maladies du foie et le diabète.
L'inégalité sociale largement associée à l’inégalité d’accès aux soins est ici également liée à un moindre accès à la péridurale lors de l'accouchement. En d’autres termes, les femmes appartenant à des groupes défavorisés vont bénéficier d’une moins bonne gestion de la douleur obstétricale. La recherche, présentée dans la revue Obstetrics and Gynecology révèle toute la marge d’amélioration possible dans l’équité d’accès aux soins de santé, y compris pour des soins devant être considérés comme primaires.
L’âge paternel avancé a déjà été associé avec de moins bons résultats de naissance. Mais ici ce sont de nouveaux indices sur les liens entre l'âge du père et les troubles congénitaux, que livre cette équipe de généticiens de l’University Linz (Autriche). La recherche, publiée dans la revue Genome Biology and Evolution, révèle en effet un lien plus complexe que prévu.
La compréhension de la biologie de la grossesse et des maladies ou complications liées à la grossesse, comme le placenta accreta permet l’amélioration des soins prodigués aux femmes enceintes et à leurs bébés. Cette étude, menée par des gynécologues de l’Université de Californie Los Angeles (UCLA) y contribue à cette compréhension, en apportant, dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology, une nouvelle raison pour laquelle le placenta ne se sépare pas correctement à la naissance, mettant alors la mère et le nouveau-né en danger.