Cette équipe de la Fudan University (Shanghai, Chine) et de l’Université d’Aarhus (Danemark) précise, pour la première fois les effets des différents types de troubles de la pression artérielle chez la mère pendant la grossesse sur le risque de décès de son enfant. L’étude, publiée dans le British Medical Journal (BMJ) alerte une nouvelle fois sur les conséquences dramatiques de la prééclampsie précoce ou sévère.
Un contrôle plus strict de la glycémie dans le diabète gestationnel conduit à de meilleurs résultats pour le bébé, rappelle cette équipe de l'Université d'Auckland (Nouvelle-Zélande) qui précise néanmoins qu’un contrôle glycémique trop strict peut augmenter le risque de certaines complications majeures pour les mères. L’étude, publiée dans la revue PLoS Medicine, sensibilise les médecins à trouver la juste mesure.
Le diabète gestationnel est un problème de santé croissant, qui provoque souvent la naissance de bébés particulièrement gros qui font face à un risque élevé d'obésité et de diabète de type 2 plus tard dans la vie.
En ce qui concerne les émotions et l’humeur, les liens entre la mère et l’enfant sont basés sur les gènes mais aussi sur les expériences maternelles prénatales, conclut cette équipe de psychologues et de pédiatres de la Northwestern University. L’étude, publiée dans la revue Infancy montre notamment que les fluctuations du stress maternel sont fortement liées à des émotions négatives chez les bébés, à l’âge de 3 mois.
Absence d’association significative entre la vaccination contre COVID-19 durant la grossesse, absence d‘éventuelles anomalies fœtales, d’anomalies du placenta et de risque de fausse-couche, plusieurs études ont déjà écarté les risques pour le fœtus, associés à une vaccination de la mère, durant la grossesse, contre le COVID-19. Cette étude, menée au Children's National Hospital (Washington) va plus loin et suggère que la vaccination COVID de la mère pourrait protéger contre les risques de placentite et de mortinaissance, associés à l’infection par le SRAS-CoV-2 durant la grossesse.
Le croup, un symptôme dont l’incidence augmente chez le jeune enfant avec la pandémie COVID-19 et précisément la circulation du variant Omicron, pourrait être prévenu, mais à très long terme, par la supplémentation de la mère durant la grossesse : des suppléments d'huile de poisson et de vitamine D pris pendant la grossesse semblent en effet réduire le risque de croup chez les bébés et les jeunes enfants, conclut cette équipe de l’Université de Copenhague, qui présente ses données lors du Congrès international 2022 de l’European Respiratory Society (Barcelone).
Alors que de nombreuses études ont largement démontré l’influence des facteurs de mode de vie de la mère -et plus largement même des parents- sur le métabolisme futur de l’Enfant, ces nouvelles recherches menées à l’Université d'Oxford décryptent comment le métabolisme des graisses maternelles au début de la grossesse influence la croissance abdominale du fœtus puis le poids et l'adiposité de l'enfant à l'âge de 2 ans.
Les effets du temps d'écran comme comportement de sédentarité et sur le métabolisme sont bien plus médiatisés. En revanche, les effets possible sur la vision, et plus particumièrement la vision des enfants restent sous-estimés. Seulement la moitié des parents reconnaissent les effets du temps passé devant l’écran sur la santé oculaire de leurs enfants, révèle ce nouveau »Mott Poll » ou sondage mené par l’équipe de pédiatres national de l’ Université du Michigan.
Cette équipe de l'Université de Calgary qui compare deux stratégies, une évaluation en routine des niveaux de bien-être vs un dépistage par test de santé mentale standard, retient de préférence la première alternative pour détecter la dépression chez les mères pendant la grossesse et dans les mois qui suivent la naissance. Alors que plus d’1 femme sur 10 développe une dépression post-partum, l’étude, publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a le mérite de plaider pour une détection systématique chez les femmes qui viennent de donner naissance.
Dans de rares cas, la psychose est diagnostiquée chez l’Enfant. Dans ces rares cas, les symptômes psychotiques peuvent avoir une cause génétique, selon une étude de pédopsychiatres, de psychologues et de généticiens du Boston Children's Hospital. L’équipe, qui publie dans l’American Journal of Psychiatry espère que de prochains tests génétiques permettront dans un avenir proche, une meilleure détection et un traitement plus précoce.
C’est l’une des conditions d’une couverture vaccinale suffisante : réduire la peur de l’aiguille et de la piqûre chez les enfants. C’est aussi la démarche et l’objet de la recherche de cette équipe de pédiatres et d’infirmières pédiatriques, de l’University of South Australia (UniSA ) qui propose, dans l’European Journal of Pain, un protocole permettant de dédramatiser ce geste et qui montre ainsi que réduire cette anxiété chez l’Enfant, c’est possible.