L’idée largement partagée selon laquelle l’allaitement maternel favorise le développement de l’immunité chez le bébé est éclairée et documentée par cette nouvelle recherche, qui apporte de nouvelles preuves claires des avantages immunitaires de l'allaitement maternel. Cette étude, menée à l'Université de Binghamton (New York) confirme cet avantage « pro-immunitaire » mais révèle aussi que le lait maternel peut éduquer par erreur le système immunitaire du bébé à se retourner contre des bactéries sans danger.
L'exposition prénatale aux produits chimiques et aux perturbateurs endocriniens présents dans les produits de consommation et industriels est associée à une augmentation des maladies du foie chez l'Enfant, plus tard dans la vie, souligne cette équipe de la Mount Sinai School of Medicine (New York) dans le JAMA Network Open. C’est encore un nouvel effet de la pollution qui est ici documenté, et qui contribue à expliquer l'incidence croissante d'une maladie du foie potentiellement cancérigène chez l’Enfant.
Chez les enfants et les adolescents aussi, les formes aiguës de COVID-19 ou le développement d’un « MIS-C » ou syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, peuvent déboucher sur un COVID long, conclut cette équipe de pédiatres du Boston Children’s Hospital : ainsi, plus d'1 enfant sur 4 hospitalisé avec COVID-19 ou MIS-C présente toujours des complications persistantes plus de 2 mois après l’infection initiale, conclut l’étude, dans la revue Pediatrics
Il s’agit d’une large étude de suivi, « Overcoming COVID-19 », représentative au niveau des Etats-Unis, ayant impliqué 25 hôpitaux pédiatriques, au cours de laquelle les auteurs ont cherché à identifier les facteurs de risque d’une forme longue de la maladie, chez l’enfant ou l’adolescent.
Si certaines études ont révélé le recours plus fréquent à la césarienne pour l'accouchement des femmes infectées par le COVID durant la grossesse, notamment par crainte de complications, cette étude révèle un taux clairement plus élevé de naissances prématurées chez ces femmes enceintes et infectées en particulier en cas d’infection au dernier trimestre de grossesse. L’étude, publiée dans la revue PLoS One, qui n’identifie cependant aucune différence dans la perte de grossesse entre femmes infectées et non infectées, engage néanmoins à une surveillance plus rigoureuse de ces grossesses à risque.
Le vaccin COVID n'affecte pas négativement la santé placentaire, confirme cette équipe de néonatalogistes et de biologistes de la Médecine Weill Cornell (New York) qui rassure ainsi les femmes enceintes qui redoutent des effets secondaires de la vaccination sur le fœtus. La recherche, publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology sensibilise donc les jeunes femmes à la vaccination et les rassure sur sa sécurité et son efficacité pendant la grossesse.
L’équipe de pédiatres de la Weill Cornell Medicine (New York) nous explique comment les anticorps IgG dans le lait maternel aident à façonner les bactéries intestinales et l'immunité des nourrissons. Alors que de multiples recherches ont confirmé que le lait maternel fournit des nutriments essentiels aux nouveau-nés et que les anticorps des mères vaccinées contre une bactérie ou un virus pathogène spécifique peuvent être transférés via le lait maternel aux bébés, cette étude préclinique révèle, dans la revue Science Immunology qu'un ensemble spécifique d'anticorps induit naturellement par des bactéries bénéfiques de l'intestin peut être transféré de la mère à l'enfant par le lait maternel.
Cette étude d’une équipe de cardiologues et de pédiatres de l'Université de Toronto documente le lait humain par voie intranasale comme une intervention sûre et praticable dans la prise en charge de l'hémorragie intraventriculaire, une cause grave de morbidité chez les nourrissons prématurés. En effet, le lait humain est une excellente source de cellules souches pluripotentes qui peuvent ensuite se différencier en cellules cérébrales.
Si l'une des énigmes de l'infection par le virus SARS-CoV-2 est la résilience remarquable des enfants, en général, à développer une forme sévère de COVID-19, un petit pourcentage d’entre eux, touché par le virus développe une forme très sévère, ou syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (MIS-C), nécessitant, dans plus de 60 % des cas, une prise en charge en unité de soins intensifs (USI).
Cette équipe de biologistes de l’École polytechnique fédérale (ETH) de Zurich (Bâle) a décrypté l’ensemble du processus de formation du tube neural chez l’embryon et le fœtus, de la colonne vertébrale au cerveau. Ces travaux, publiés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) révèlent le rôle clé joué par le tissu environnant qui exerce une pression de l'extérieur et apportent une toute nouvelle compréhension de la neurulation – le processus de formation du tube neural et du SNC– et de nouvelles explications au développement d’une anomalie du tube neural, le Spina Bifida.
Le stress, l'anxiété et la dépression pendant la grossesse peuvent entraver le développement cognitif des nourrissons, confirme cette recherche de pédiatres du Children's National Hospital (Washington), qui décrypte comment ces différents troubles de santé mentale, pendant la grossesse, altèrent les principales caractéristiques du cerveau fœtal. Les conclusions, présentées dans le JAMA Network Open, alertent également sur les conséquences de la détresse psychologique persistante après la naissance sur l'interaction parent-enfant et l'autorégulation du nourrisson.