Il ne faut pas négliger l’impact psychologique élevé d’une naissance prématurée, chez les pères, tout autant ou presque, que chez les mères, rappelle cette équipe de cliniciens de l’Ann & Robert H. Lurie Children's Hospital of Chicago qui révèle l’incidence élevée des symptômes de dépression chez les pères de prématurés. Des symptômes durables et persistants même après le départ de l’USIN et le retour au domicile, selon cette toute première étude sur le sujet, publiée dans la revue Pediatrics.
Cette petite étude de l'Université de Californie – San Francisco (UCSF) confirme l'innocuité du vaccin chez les femmes enceintes et allaitantes et en particulier pour leur bébé. En montrant que les vaccins à ARN messager (ARNm) contre COVID-19 ne sont pas détectés dans le lait maternel, l’étude suggère que l'ARNm du vaccin n'est pas transféré au nourrisson. Ces nouvelles données publiées dans JAMA Pediatrics, qui restent à confirmer sur un plus large échantillon, vont rassurer les mères qui ont refusé la vaccination ou interrompu l'allaitement par crainte que la vaccination puisse altérer le lait maternel.
L'exposition aux antibiotiques in utero ou juste après la naissance, une période critique de développement, pourrait entraîner des troubles cérébraux plus tard dans l'enfance, expliquent ces experts pédiatres et neurologues de Rutgers (New Jersey). Un effet médié par le microbiote intestinal, les antibiotiques éradiquant les bactéries bénéfiques vivant dans l’intestin; un effet documenté dans la revue iScience et qui constitue une nouvelle illustration de l’axe intestin-cerveau.
Si l’on n’en est pas à la première étude sur l’axe intestin-cerveau, il y a quelques années encore, il aurait été impossible d’envisager que « l’intelligence » ou du moins certaines capacités cognitives tiennent à quelques bactéries dans nos intestins. C’est pourtant la démonstration de ces chercheurs de l’University of Alberta Faculty of Medicine & Dentistry : certaines espèces de bactéries intestinales sont bien liées à l'amélioration de compétences cognitives et de langage chez les bébés, mais chez les bébés garçons seulement (?).
Ces chercheurs de l'Institut Pasteur, de l'Inserm, de l’Université de Paris et de l'hôpital Necker-Enfants malades contribuent à expliquer la susceptibilité néonatale à la méningite à streptocoque B. L’équipe montre, sur la souris, que l'immaturité du microbiote intestinal ainsi que celles des barrières épithéliales jouent un rôle dans la susceptibilité des nouveau-nés à la méningite bactérienne due au streptocoque du groupe B.
Ces pédiatres et éducateurs de la Fundação de Amparo à Pesquisa do Estado de São Paulo (FAPESP) viennent d’effectuer une large revue et analyse de la littérature sur l’apprentissage de la manipulation des objets chez le petit enfant. Les études montrent que lorsque les nouveau-nés observent des adultes effectuer des tâches quotidiennes, leur développement social, moteur et cognitif est stimulé. En particulier leur fonction de préhension.
C’est une nouvelle alerte sur la résurgence possible des virus et des infections respiratoires, en particulier chez les nourrissons et les enfants, que lance cette équipe de virologues et de pédiatres de l’Université de Colombie Britannique (Canada) alors que les mesures de distanciation physique contre le COVID-19 s’assouplissent. Ces données publiées dans le Canadian Medical Association Journal confirment en effet la forte augmentation des cas de virus respiratoire syncytial (VRS) en Australie et, plus récemment, aux États-Unis, avec la réduction du nombre de cas de COVID-19 et l’assouplissement des mesures de santé publique.
Les études se succèdent pour alerter sur les effets parfois sévères d’une exposition du bébé in utero à la pollution, même si, dans de nombreux cas, il est complexe pour la mère de pouvoir l’éviter. Cette équipe de l’Université du Pays basque (Leioa, Espagne) confirme les conclusions d’une autre étude, récente : la pollution de l'air pendant la grossesse peut affecter la croissance des nouveau-nés.
Cette étude présentée au 7è Congrès de l’European Academy of Neurology (EAN) et à paraître dans l’European Journal of Neurology révèle que les femmes enceintes souffrant de migraine présentent un risque plus élevé de complications obstétricales et postnatales.
Un point sur les principales complications recensées et sur les résultats de grossesse chez ce groupe de patientes.
Il s’agit d’une large étude menée en Israël de suivi, de 2014 à 2020, des premières grossesses de 145.102 femmes.
C’est une étude supplémentaire à apporter, dans la revue Environment International, ses preuves à l'association entre environnement urbain et obésité infantile : vivre en zones urbaines polluées augmente de manière significative le risque d'obésité infantile, conclut cette équipe de pédiatres du Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal), menée sur plus de de 2.000 enfants. En cause, tous les types de pollution, atmosphérique, sonore ou automobile, mais aussi d'autres facteurs comportementaux, peut-être évitables, impactent l’IMC infantile.