Les chaussettes pour bébés contiennent des traces de bisphénol A et de parabènes, révèle cette étude de l’Université de Grenade, qui identifie des traces de ces deux substances chimiques toxiques dans les tissus utilisés dans les vêtements pour bébés. Ainsi, 9 paires de chaussettes pour bébés sur 10 contiennent des traces de bisphénol A et de parabènes. Les chercheurs rappellent, dans la revue Environment International, que les activités hormonales de ces 2 perturbateurs endocriniens sont associées à des dysfonctionnements pouvant déclencher des maladies chez les enfants ou plus tard dans la vie.
Les enfants en surpoids à 4 ans, ont un risque d'hypertension artérielle à 6 ans, ce qui augmente leur risque de crise cardiaque et d'AVC plus tard dans la vie, souligne cette étude publiée dans le European Journal of Preventive Cardiology. Ainsi, le mythe selon lequel l'excès de poids chez les enfants n'a pas obligatoirement de conséquences est une « entrave à la prévention cardiovasculaire », alertent ces chercheurs de l'Institut de santé Carlos III (Madrid).
L'activité physique chez les jeunes enfants a un impact certain sur la santé cardiovasculaire plus tard dans la vie, conclut cette recherche de l'Université McMaster qui a suivi les niveaux d'activité de centaines d'enfants d'âge préscolaire sur plusieurs années. Les conclusions, à paraître dans la revue Pediatrics, montrent que l'activité physique chez les enfants dès l'âge de 3 ans est bénéfique pour la santé des vaisseaux et du cœur, et constitue une mesure essentielle pour la prévention des indicateurs de risque précoces pouvant conduire à la cardiopathie chez l'adulte.
Des chercheurs de Nemours, un réseau américain de recherche sur le diabète chez l’Enfant, présentent lors des 79th Scientific Sessions de l’American Diabetes Association (ADA), des résultats nouveaux et fondamentaux, basés sur 3 études d'imagerie par résonance magnétique structurelle (IRM) : leur étude révèle que les enfants atteints de diabète de type 1 présentent une croissance plus lente dans certaines zones du cerveau.
L'adversité au début de la vie a des conséquences délétères sur la santé mentale et cognitive. Cette étude de l’Université de Washington précise comment la pauvreté, l'instabilité du domicile, le divorce des parents ou la toxicomanie peuvent modifier la chimie cérébrale d'un enfant et réduire les effets des hormones du stress qui nous aident, aussi, à faire face aux défis. Des données présentées dans la revue Development and Psychopathology qui documentent encore un peu mieux ces effets à vie.
De nombreuses études ont déjà décrit des effets de la pollution sur le fœtus en développement et le jeune enfant. Cette étude des National Health Institutes (NIH/ NICHD-Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development) établit un lien entre la pollution atmosphérique et l'augmentation du nombre d'admissions de nouveau-nés en soins intensifs. Cette confirmation des effets néfastes de la pollution chez l’enfant en développement, documentée dans les Annals of Epidemiology, pose bien évidemment la question des politiques publiques alors qu’il est difficile voire impossible pour la plupart des femmes enceintes exposées de changer d’environnement de vie.
Les enfants qui font la sieste sont plus heureux, plus performants dans leurs études et ont moins de problèmes de comportement, conclut cette étude de l’Université de Pennsylvanie, présentée dans la revue Sleep. Au point que de futures études devront comprendre pourquoi les enfants dont les parents ont un niveau d’études plus élevé font plus fréquemment la sieste. Et il s'agira ensuite de développer des interventions pour la pratique de la sieste, chez l’enfant, à l’échelle mondiale !
Cette analyse de 40 années de recherche sur l'effet de l'âge parental sur la fertilité, la grossesse et la santé des enfants, publiée dans la revue Maturitas, révèle toute l’importance de l’âge du père lors de la conception. Ainsi, les hommes âgés de 45 ans et plus peuvent connaître une baisse de fertilité et exposer leur partenaire à un risque accru de complications liées à la grossesse, telles que le diabète gestationnel, la prééclampsie et la prématurité.
C’est une nouvelle stratégie de ventilation non invasive permettant aux prématurés de respirer plus librement, que nous propose, dans la revue Chest, cette équipe de l'Université médicale de Chongqing (Chine). Son nom, la ventilation oscillatoire nasale à haute fréquence. Son avantage : elle réduit de plus de 50% la réintubation chez les prématurés à risque élevé.
Les nouveau-nés prématurés atteints du syndrome de détresse respiratoire sont exposés à des risques accrus de décès, de maladie grave et d'hospitalisation prolongée, en particulier s'ils développent un syndrome de détresse respiratoire aiguë.
Maltraitance, maladie mentale des parents, pauvreté du foyer, les événements indésirables survenant au cours des premières années de vie ont un effet majeur sur la santé mentale future, confirme cette étude d’une équipe du Massachusetts General Hospital. La recherche, présentée dans la revue Biological Psychiatry révèle des modifications épigénétiques durables, associées aux expériences stressantes subies à la petite enfance.
Ainsi, les enfants de moins de 3 ans sont plus vulnérables aux effets de l'adversité avec des effets épigénétiques -qui altèrent l'expression génique- et peuvent entrainer des conséquences sévères sur leur santé mentale future.