L’allaitement maternel permet de stimuler l'humeur chez la mère et la fonction de neuroprotection chez le bébé, et favorise une relation affectueuse mère-enfant, rappelle cette étude d’une équipe de pédiatres de la Florida Atlantic University. L'étude, la première à utiliser l’EEG chez le petit enfant, montre, dans la revue Neuropsychobiology, comment l'activité cérébrale du bébé est corrélée à l'humeur, au type d'alimentation et finalement aux caractéristiques du contact entre la mère-enfant.
Cette recherche d’une équipe de la John Hopkins (Baltimore) montre à quel point, l’environnement sonore participe in utero au développement cérébral de l’enfant. Une influence sur le développement du cerveau bien plus précoce qu'on ne l'imaginait, révèlent ces travaux, menés chez des souris nouveau-nées, et publiés dans la revue Science Advances.
Comment le son peut-il façonner « l'esprit » du fœtus dans l'utérus, est une question « de toujours » pour les experts de la néonatalité.
Alors que le mal-être et la précarité grandissent chez les étudiants et les jeunes adultes avec la pandémie de COVID-19, cette équipe des National Institutes of Health a cherché à identifier les facteurs de risque d'anxiété élevée chez ce groupe d’âge, dans l’objectif de pouvoir développer des interventions de soutien adaptées. La recherche, présentée dans le Journal of American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, révèle une association significative entre certaines caractéristiques du tempérament à l'enfance et la résilience face à la pandémie et ses conséquences.
Cette équipe de l’University of Washington Health Sciences (UW) ajoute sans détour un facteur de risque d’infection à SARS-CoV-2 et de développement de la maladie COVID-19 : la grossesse. « Ce groupe de population devrait être considéré à risque élevé et être prioritaire pour la vaccination », écrivent les virologues et gynécologues de Washington. L’étude, publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology (AJOG) révèle même une prévalence 2 à 4 fois plus élevée de COVID-19, chez les patientes enceintes des communautés minoritaires.
Le régime alimentaire des enfants a un impact sur leur santé à vie, en particulier sur leur espérance de vie, démontre cette équipe de l’Université de Californie – Riverside (UCR). Les chercheurs qui ont regardé les effets d’aliments malsains chez de jeunes souris constatent des modifications durables sur le microbiome intestinal avec des conséquences sur la durée de vie. Ces conclusions, présentées dans le Journal of Experimental Biology, obtenues chez l’animal devront encore être validées chez l’Homme, soulignent, comme l’ont déjà fait de nombreuses études, l’importance du régime alimentaire au jeune âge pour la santé bien plus tard dans la vie.
Les recommandations actuelles suggèrent déjà de limiter la consommation de caféine pendant la grossesse à 2 tasses de café par jour. En révélant des changements dans le cerveau du bébé exposée in utero à la caféine, cette étude de l'Université de Rochester, publiée dans la revue Neuropharmacology, souhaite sensibiliser les femmes en âge de concevoir à un risque possible de troubles de comportement minimes mais préoccupants chez l’enfant.
Avec ses bénéfices de mieux en mieux documentés, se pose la question de la chirurgie bariatrique pratiquée dès l’adolescence, en cas d’obésité morbide. Si quelques études y sont déjà favorables, cette nouvelle recherche, d’une équipe de pédiatres du Children's Hospital Colorado, soutiennent également que l'indication clinique doit primer sur l'âge uniquement, dans la décision de traitement. Ces conclusions, présentées dans la revue Pediatrics, font valoir l’importance d’apporter aux patients, même jeunes, la meilleure option pour retrouver un IMC normal afin de prévenir ou inverser les complications graves et à vie de l'obésité.
Il s’agit de la première étude sur la puissance des anticorps maternels chez les femmes enceintes diagnostiquées avec le COVID-19. Cependant les chercheurs restent prudents voire mitigés sur le transfert d'anticorps aux nouveau-nés, l’évaluant plus faible que prévu. L’étude, présentée lors du Congrès virtuel de la Society for Maternal-Fetal Medicine, s’interroge également sur l’effet de la vaccination de la mère durant la grossesse, sur ce même transfert d’anticorps neutralisants à l’enfant.
Quand il s’agit d’émotion, les enfants la perçoivent d’abord par ce qu’ils entendent plutôt que par ce qu’ils voient, explique cette équipe de psychologues de la Durham University (UK): « Children cannot ignore what they hear », titrent les chercheurs. L’étude, la première du genre, publiée le Journal of Experimental Child Psychology, apporte des indices précieux aux parents qui gèrent actuellement l'apprentissage à domicile de leurs enfants, mais aussi aux éducateurs et aux enseignants.
Cette large étude de modélisation, menée à l'Université de Cambridge (UK) et publiée dans le Lancet apporte un rappel utile en cette période de vaccination contre la pandémie. Les chercheurs estiment en effet que, sans vaccination contre 10 maladies, la mortalité des enfants de moins de 5 ans serait de 45% plus élevée dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire.