9 jeunes américains sur 10 consomment quotidiennement du sel en excès, c’est le constat présenté par le Morbidity and Mortality Weekly Report des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains. Après la prévention contre l’excès de sucre et de gras saturé, il s’agit de réduire la consommation moyenne de sodium pour prévenir l'hypertension artérielle (HTA), en hausse spectaculaire aussi chez les jeunes, en association avec l’obésité.
Ce nouvel examen de la littérature insiste sur l’importance de niveaux adéquats en vitamine E chez les très jeunes enfants, les personnes âgées, et les femmes en âge de concevoir. Un oligo-élément essentiel difficile à obtenir, en niveau suffisant, par la seule alimentation. Conclusions dans la revue Advances in Nutrition.
Un bon apport continu de la vitamine E tout au long de la vie a aussi son importance, ajoute le Dr Maret Traber, professeur à l'Oregon State University, qui rappelle la fréquence de la carence en vitamine E en population générale.
On sait que la consommation d’alcool durant la grossesse peut avoir des conséquences graves pour l’enfant, jusqu’au handicap mental. En identifiant le rôle majeur de 2 protéines, HSF1 et HSF2, dans le développement de ces malformations cérébrales chez l’enfant exposé, cette équipe de chercheurs du CNRS ouvre une nouvelle voie thérapeutique avec le développement de médicaments capables de moduler l’activité de ces facteurs, y compris en prévention, chez les femmes susceptibles de donner naissance à des bébés victimes d’alcoolisation fœtale.
Dotés d’un système immunitaire au fonctionnement très différent de celui des adultes, les bébés sont déjà capables de fortes réponses immunitaires, explique cette étude King du College de Londres. Les conclusions, publiées dans la revue Nature Medicine, révèlent qu’une molécule antibactérienne puissante et connue sous le nom IL8 protège déjà les tout petits -et même le fœtus- des agents étrangers. Une cible désormais envisagée pour traiter les infections graves du nourrisson, comme l'entérocolite nécrosante.
L’absence de supplémentation en fer chez la mère et donc une carence maternelle en fer ou une anémie semble associée à un risque d’autisme accru chez l’enfant, suggère cette étude de l’Université de Californie – Davis Health System. Les conclusions, à paraître dans l’American Journal of Epidemiology, qui révèlent même un risque multiplié par 5 chez les enfants de mères âgées de plus de 35 ans, à faible apport en fer durant leur grossesse.
Cette étude de pédiatres de l’Université de Montréal (UdM) identifie une nouvelle cible thérapeutique pour prévenir la cécité dans la rétinopathie du prématuré, une maladie qui touche plus d'un bébé prématuré sur 5. Leurs travaux, présentés dans la revue Nature Medicine, ouvrent l’espoir de nouveaux médicaments sélectifs capables de bloquer la croissance vasculaire anormale, en cause dans cette forme de cécité du prématuré.
Ces études présentées au Congrès de la Société européenne d'oncologie médicale (ESMO) rassureront les mamans atteintes d’un cancer au cours de leur grossesse, au moins sur un point : la chimiothérapie et la radiothérapie sont sans danger pour les bébés. Des résultats précieux à la fois sur l'impact de l'exposition in utero à la chimiothérapie et la radiothérapie, la sécurité de la biopsie du ganglion lymphatique pendant la grossesse ou encore les résultats d’une grossesse non planifiée qui intervient pendant un traitement du cancer.
On sait que la petite enfance est une fenêtre de vulnérabilité aux facteurs environnementaux, en particulier en ce qui concerne le risque d’obésité. La prise d'antibiotiques à large spectre, avant l'âge de 2 ans et au-delà de 4 prescriptions environ, en fait désormais partie. Cette exposition vient d’être associée au risque d'obésité précoce, c’est-à-dire manifeste dès l’enfance, par cette étude de l’Université de Pennsylvanie.
C’est un point épidémiologique britannique, du Public Health England, relayé par le National Health Service (NHS) mais il pourrait très probablement concerner également nos jeunes enfants. Un petit enfant britannique sur 8, à 3 ans, souffre déjà de carie dentaire et le grand responsable seraient les boissons sucrées, conclut cette grande enquête menée sur plus 50.000 enfants.
Il est connu qu'une alimentation trop riche en sucre peut stimuler la production de la plaque dentaire et entrainer le développement de caries dentaires mais aussi d'infections internes de la gencive ou d'abcès dentaires.
Que ce soit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou, pour la France, le Programme national Nutrition Santé, les autorités de santé partagent cet objectif d'un allaitement maternel exclusif jusqu'aux 6 mois de l’Enfant. Mais la réalité en France est loin d’atteindre cet objectif qui ne concerne qu’un nourrisson sur 4. Cette nouvelle analyse des données de l’étude Epifane appellent ainsi à mieux soutenir l’initiation et la poursuite de l’allaitement.