Imposer des règles alimentaires aux enfants d'âge préscolaire fait partie des responsabilités des parents, rappelle cette étude de l’Université de Buffalo, présentée à l’ObesityWeek de Boston. Des règles qui vont conditionner la capacité des tout-petits à s’autoréguler et à contrôler leurs pulsions émotionnelles et comportementales vis-à-vis de la nourriture quelques années plus tard. A titre d’exemple, les enfants dont les parents n’ont pas établi de règles alimentaires vont, entre autres, consommer 25% de sodas sucrés en plus que les autres enfants.
Un bébé sur 10 nait prématuré et chaque jour, dans le monde, plus de 3.000 jeunes enfants meurent en raison de complications liées à leur naissance prématurée. A l’occasion de la Journée mondiale de la Prématurité, du 17 novembre, le Lancet livre un bilan lourd des complications de la prématurité qui, pour la première fois dans l'histoire, devancent toutes les autres causes de décès des jeunes enfants.
L’association de l’exposition aux phtalates durant la grossesse et de complications dont le risque de naissance prématurée, vient de trouver une explication avec cette étude. Les conclusions, présentées dans la revue Environmental Health Perspectives montrent en particulier l’action des phtalates sur les niveaux de stress oxydatifs, qui eux-mêmes expliquent les effets néfastes d’une exposition durant la grossesse, tant chez la mère que chez l’Enfant.
Ce programme en soins infirmiers, à l’initiative de cliniciens du New York Institute of Technology rappelle à quel point les mères et leurs bébés bénéficient, au moment de la naissance, de la pratique du peau à peau. Ses auteurs constatent que même en cas de césarienne et malgré les défis à relever, le contact peau-à-peau apporte de meilleurs résultats de développement et de santé pour l’enfant, avec un bénéfice immédiat, une passerelle favorable à l’allaitement.
Cette étude de l’Université de Malaga, menée sur des jumeaux suggère, avec une naissance par césarienne, un risque indépendant pour le développement psychologique de l’enfant- ici en cas de naissances multiples. Cette toute première étude à évaluer l’impact du type d’accouchement sur le profil psychologique et l'intelligence de jumeaux, encourage à une évaluation précoce puis, si nécessaire, à des interventions par le biais d’activités organisées en milieu périscolaire et en soins primaires.
Cette étude par imagerie de l’Université de Californie, Berkeley, est l'une des premières à révéler comment l'exposition aux composés pesticides peut modifier le cerveau. En dépit de preuves de plus en plus nombreuses établissant un lien entre l'exposition prénatale à ces produits chimiques et des troubles cognitifs et du comportement chez les enfants, les organophosphorés font partie des pesticides les plus couramment utilisés.
Un régime alimentaire trop riche en graisses chez la mère pendant la grossesse peut avoir un effet néfaste sur la capacité d’apprentissage de sa progéniture, conclut cette étude d’une équipe de la Johns Hopkins Medicine. Cette étude, menée chez l’animal et présentée dans la revue Experimental Neurology, confirme l'impact épigénétique du mode de vie de la future mère sur la santé, et ici sur le développement cérébral, de ses futurs enfants.
On ignore encore largement les effets sur la santé du bébé de l'exposition prénatale aux opioïdes, rappelle en préambule cette recherche de l’Université d'Utah. Alors que l’épidémie des opioïdes gagne du terrain, que la grossesse peut être une période d'incertitude anxieuse, la question légitime posée par ces pédiatres est toute simple : « Le bébé ira-t-il bien? ». Quels sont les effets sur le développement cérébral et cognitif, sur le comportement de l’enfant plus tard dans la vie et comment doit-on prendre en charge le syndrome de sevrage néonatal aux opioïdes ?
On sait qu’en matière de consommation d’alcool durant la grossesse, il n'y a pas de quantité sans danger. Pourtant, 1 femme sur 10 consomme de l’alcool durant sa grossesse, mais dans certains pays, c’est presque 1 sur 2. Cette étude de l’Université Rutgers (New Jersey) contribue à expliquer pourquoi : elle montre notamment qu’une consommation modérée à importante pendant la grossesse modifie certains gènes chez les nouveau-nés.
C’est un comportement décrit comme plus hyperactif et plus « infantile » de l’enfant, lié à la prise de paracétamol de sa mère pendant la grossesse, que révèle cette équipe de l’Université de Bristol. Un trait supplémentaire qui vient s’ajouter aux effets de l’exposition in utero, sur le comportement de la progéniture. Ces conclusions, présentées dans la revue Paediatric and Perinatal Epidemiology, renforcent la recommandation selon laquelle les femmes doivent faire preuve de prudence lorsqu'elles prennent des médicaments pendant la grossesse.