Maltraitance, maladie mentale des parents, pauvreté du foyer, les événements indésirables survenant au cours des premières années de vie ont un effet majeur sur la santé mentale future, confirme cette étude d’une équipe du Massachusetts General Hospital. La recherche, présentée dans la revue Biological Psychiatry révèle des modifications épigénétiques durables, associées aux expériences stressantes subies à la petite enfance.
Ainsi, les enfants de moins de 3 ans sont plus vulnérables aux effets de l'adversité avec des effets épigénétiques -qui altèrent l'expression génique- et peuvent entrainer des conséquences sévères sur leur santé mentale future.
Environ 1 bébé sur 10 naît prématuré ou avant 37 semaines de grossesse. Or les lipides diététiques, donnés de manière précoce aux grands prématurés qui constituent déjà une source importante d'énergie, donnent également un coup de pouce indispensable au cerveau en augmentant signicativement le volume cérébral global ainsi que le volume des zones impliquées dans les activités motrices et la mémoire, selon cette étude du Children's National Medical Center présentée à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies.
Les troubles hypertensifs de la grossesse sont particulièrement préoccupants car ils peuvent mettre en danger la vie de la mère et de son enfant à naître. L'HTA gravidique, la première cause de mortalité maternelle au cours de la grossesse semble prendre ses racines très tôt dans la vie, à l’enfance plus exactement, selon cette étude danoise présentée à l’European Congress on Obesity.
De très nombreuses études ont documenté les conséquences dramatiques du syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) chez le nouveau-né, cette étude de la Xi’an Jiaotong University (Chine) y revient en alertant à nouveau sur l’absence de quantité d'alcool sans danger pendant la grossesse. L’équipe documente ici, dans la revue Chaos, les problèmes de connectivité cérébrale chez les enfants ayant subi une exposition prénatale à l'alcool.
Cette équipe de l’Université de Montréal documente, dans le Journal of the American College of Cardiology, un nouveau traitement prometteur pour les nourrissons atteints du syndrome de Noonan. Elle démontre ici qu'un inhibiteur de MEK, le trametinib, permet d’inverser la cardiomyopathie hypertrophique et l'obstruction valvulaire chez ces patients atteints du syndrome associé à une mutation du gène RIT1.
Le syndrome de Noonan (NS) est un syndrome génétique rare, généralement évident à la naissance et souvent lié à une cardiopathie sévère précoce.
L'obésité et les problèmes émotionnels qui peuvent la déclencher, dont les troubles de l’humeur et l'anxiété ont tendance à se développer particulièrement vers l’âge de 7 ans, conclut cette étude présentée à l’European Congress on Obesity (ECO, Glasgow).
Si l'étude, menée auprès d’un vaste échantillon n'a pas identifié les raisons pour lesquelles l'obésité et les troubles émotionnels se développent conjointement pendant l'enfance, elle suggère toute une série de facteurs susceptibles d'être impliqués.
L'allaitement stimule les métabolites importants pour la croissance du cerveau, démontre cette étude d’une équipe du Children's National Health System. Avec une technique d’imagerie sophistiquée, l’équipe démontre que les grands prématurés qui consomment principalement du lait maternel ont des taux plus élevés de métabolites essentiels pour la croissance et le développement de leur cerveau.
De précédentes recherches de la même équipe avaient montré que les nouveau-nés prématurés vulnérables, nourris au lait maternel, présentent une croissance cérébrale et des résultats neurodéveloppementaux améliorés.
Cette équipe de la Geisel School of Medicine (Dartmouth) révèle que cesser de fumer pendant la grossesse réduit le risque d'accouchement prématuré. Ainsi, il n’est jamais trop tard pour arrêter, car même en cours de grossesse, il exite un lien important entre l’abandon du tabac et le risque d’accouchement prématuré. Des données présentées dans le JAMA Network Open qui appellent notamment les 75% de femmes qui fument et sont incapables de s’arrêter durant l’ensemble de leur grossesse.
Les multiples bénéfices de l’allaitement maternel pour les nouveau-nés sont mieux documentés, mais l’allaitement est bénéfique aussi à de multiples égards, à la santé de la mère, donc la santé cardiaque. C’est la démonstration de cette étude de l'Université d'Athènes présentée à la Réunion de l’European Society of Endocrinology, ECE 2019 : les femmes qui ont allaité leur bébé risquent moins de développer une maladie cardiaque plus tard dans la vie et cet effet protecteur sur la santé cardiaque semble même accru chez les femmes qui ont allaité pendant de longues périodes.
Le microbiome des premières selles du bébé peut permettre de prédire le risque d’excès de poids à l'âge de 3 ans, conclut cette étude de l’Université Oulu d’Oulu (Finlande), présentée au Congrès européen Clinical Microbiology & Infectious Diseases (ECCMID) à Amsterdam. Ces données confirment aussi l’association entre l’antibiothérapie et le risque d’obésité chez le petit enfant : les bonnes bactéries peuvent même être affectées par l'utilisation d'antibiotiques par la mère durant sa grossesse.