Depuis les années 90, les parents de nombreux pays riches conçoivent leur premier bébé à un âge plus avancé. Dans le contexte de tendance à une maternité toujours plus tardive, cette étude néerlandaise a regardé si les enfants nés de parents plus âgés présentent certains troubles du comportement dont du comportement extériorisé (par exemple, l'agressivité) et intériorisé (par exemple, l'anxiété et la dépression).
Cette question un peu provocatrice trouve un début de réponse avec cette étude de la Louisiana State University. Ce professeur de biologie et ses étudiants identifient, chez l’animal, un indice sur l'instinct maternel : un groupe de cellules activées par l'hormone de l’amour, l’ocytocine dans une zone du cerveau présent chez les femelles mais pas chez les mâles. Cette découverte est documentée dans la revue PLoS ONE.
Les parents sont trop fréquemment des obstacles à l'indépendance de leurs adolescents, soulignent ces chercheurs américains. « La plupart des parents ne veulent pas entendre de leur adolescent ». « Je ne suis pas prêt à être adulte, et c'est de ta faute ! », déclarent trop souvent les adolescents, selon ce sondage mené aux Etats-Unis, au niveau national, par le C.S.
Le fameux gène de susceptibilité à la maladie d'Alzheimer, APOE 4, pourrait exercer son effet sur la santé cognitive bien avant l'âge adulte, suggère cette équipe de l’Université de Californie – Riverside, contrairement à l’idée généralement admise d’un déclin commençant à la cinquantaine. Des données qui ouvrent un nouveau paradigme dans la prise en charge de la maladie, soit une intervention bien plus précoce chez les porteurs de l’allèle de prédisposition.
L’identification d’un microbiome altéré de manière caractéristique, par cette équipe de l’Hôpital pour enfants Ann et Robert H. Lurie (Chicago) va permettre de mieux prédire, prévenir et traiter le retard de croissance chez le prématuré. Des données présentées dans les Scientific Reports, qui viennent expliquer pourquoi le métabolisme de ces nourrissons à retard ou échec de croissance s’effectue comme si leur corps était à jeun, en dépit d’un apport calorique similaire à celui de nourrissons poursuivant une croissance appropriée.
Eye tracking, imagerie cérébrale, test salivaire ou sonore, analyse du comportement, de multiples équipes sont en recherche d’un test simple de détection précoce de l’autisme, permettant de prendre en charge l’autisme le plus tôt possible chez l’enfant. Cette équipe de l’Université de Waterloo (Canada) propose une nouvelle technique de détection, l’analyse du processus de reconnaissance faciale par l’enfant, un processus différent chez l’enfant autiste vs neurotypique.
Ces robots « sociaux » peuvent être bénéfiques aux enfants hospitalisés, stimuler les émotions positives et même leur engagement dans les soins. Cette équipe du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) démontre, pour la première fois, leur utilité, lors des séances de soutien organisées dans les services de pédiatrie même s’ils ne peuvent remplacer bien sûr, les interventions traditionnelles humaines.
Des hôpitaux de plus en plus nombreux organisent des interventions dans leurs unités de pédiatrie, durant lesquelles des animateurs spécialisés proposent des activités aux enfants hospitalisés afin de les aider à s’adapter au contexte et aux soins hospitaliers.
La transplantation de microbiote fécal est également jugée sûre et efficace chez les enfants atteints de C. difficile, conclut cette étude américaine, la plus large jamais réalisée sur le sujet, chez des enfants à ce jour. La recherche, présentée dans la revue Clinical Gastroenterology and Hepatology, et qui identifie des prédicteurs de succès de la thérapie, ouvre également l’utilisation possible de la transplantation fécale pour les enfants atteints d'autres formes de colite, telles que les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI).
L'hyperbilirubinémie néonatale, ou ictère néonatal, est une affection qui affecte jusqu'à 80% des nouveau-nés au cours de la première semaine de vie. Cette équipe du Brigham and Women's Hospital valide, dans la revue Pediatrics, un nouvel outil peu invasif, peu coûteux, pour un dépistage de l'ictère de grande précision. Ce dispositif, à la portée de tous, répond à l’insuffisance de diagnostic dans les pays et environnements à faibles ressources.
« Les enfants devraient manger de tout ». La néophobie alimentaire, ou la crainte de nouveaux aliments, peut nuire à la qualité de l'alimentation, augmenter les facteurs de risque associés aux maladies chroniques dont les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Les conclusions de cette étude du Finnish National Institute for Health and Welfare et des universités d’Helsinki (Finlande) et de Tartu (Estonie) rappellent que la diversité alimentaire est en soi une excellente prévention à l'excès de graisses saturées et de sucre et donc un rempart contre les troubles métaboliques.