Alors que la distanciation sociale est essentielle pour arrêter ou ralentir la propagation de l’épidémie COVID-19, avec cette étude d’une équipe de la Florida Atlantic University, s’élève une petite voix qui rappelle que le contact mère-enfant est essentiel pour un bon développement neurophysiologique au début de la petite enfance. Les chercheurs confirment les bénéfices de la « méthode kangourou » et du peau-à-peau mère-enfant, en cas de prématurité bien sûr, mais également pour les bébés nés à terme.
Le lait maternel peut aider à prévenir la septicémie chez les prématurés, grâce à l’un de ses composés qui empêche les bactéries intestinales de pénétrer dans la circulation sanguine. Ces travaux d’une équipe de l'Université de Washington qui apportent un nouvel avantage de taille au recours au lait maternel chez le bébé prématuré et cela dès la naissance, viennent d’être publiés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine.
Cette étude de cas chinoise vient confirmer les premières données publiées sur le risque de transmission verticale -soit de la mère au fœtus- du nouveau virus SARS-Cov-2 durant la grossesse : l’étude menée dans un hôpital de Wuhan, l'épicentre de la nouvelle épidémie COVID-19, ne constate aucun signe d'infection chez les bébés suivis qui restent en bonne santé aujourd'hui. Des données certes qualitatives mais rassurantes pour les médecins et les futures mamans, publiées dans la revue Frontiers in Pediatrics.
Le système immunitaire des bébés nés prématurément peut rattraper son retard, démontre cette équipe du King's College London et du Homerton University Hospital. L’équipe révèle, dans la revue Nature Communications que les bébés nés avant 32 semaines de grossesse peuvent rapidement acquérir certaines fonctions immunitaires « adultes » après la naissance, équivalentes à celles des nourrissons nés à terme.
Pour parvenir à ces conclusions rassurantes, l'équipe a suivi des bébés nés avant terme, pour identifier les différentes populations de cellules immunitaires, faire un état des lieux en particulier sur leur capacité à produire des médiateurs et pour préciser comment ces caractéristiques pouvaient évoluer après la naissance.
Ce sont des biomarqueurs épigénétiques qui sont à la base de ce test salivaire, encore en développement, prédictif du risque d'obésité infantile. Cette équipe de l'Université Vanderbilt a identifié un marqueur moléculaire dans la salive tout particulièrement associé à l'émergence de l'obésité infantile chez les enfants d'âge préscolaire. Cette découverte documentée dans la revue BMC Medical Genetics, va permettre de lutter contre le surpoids et l'obésité infantile avant même que l'indice de masse corporelle (IMC) ne soit trop élevé.
C’est une nouvelle démonstration de l’effet protecteur de l’allaitement maternel exclusif, apportée par une équipe de virologues de l'Université du Maryland. Cette étude longitudinale, présentée dans la revue Acta Paediatrica confirme ici la réduction du risque d'allergies respiratoires et d'asthme chez les enfants de 6 ans avec un allaitement maternel exclusif pendant les 3 premiers mois de vie. Cependant, concernant l'asthme, la signification statistique n'est atteinte que chez les enfants sans prédisposition familiale.
Cette mise au point d’un pharmacologue de l’Université de Californie, San Diego sur la conduite à tenir en cas d’allaitement et d’infection maternelle au nouveau coronavirus intervient alors que l’épidémie de pneumonie COVID-19, associée au nouveau coronavirus SARS-CoV-2 poursuit sa propagation, frôlant au 6 mars 2020, les 100.000 cas confirmés -avec, néanmoins une stabilisation à 80.000 cas en Chine ces derniers jours.
Plusieurs études ont suggéré que l’exposition du nourrisson aux antibiotiques, bouleversant son microbiome, pouvait le prédisposer à l’obésité infantile. Cette très large méta-analyse d’une équipe de la Southwest Medical University (Chine), portant sur plus d’1 million de participants, aboutit à une fenêtre de susceptibilité très précise : un risque accru de surpoids ou d'obésité est en effet observé dans les analyses limitées à l’exposition aux antibiotiques -in utero- au cours du deuxième trimestre de grossesse, ainsi qu'à l'utilisation d'antibiotiques pendant la toute petite enfance.
Environ 5% des petits enfants souffrent de troubles de développement moteur, du langage ou de l'attention. Cette combinaison intelligente, mise au point par une équipe de pédiatres et de bioingénieurs de l’Université d'Helsinki, fournit des informations sur les mouvements et le développement des nourrissons dès l’âge de 5 mois. En analysant et en quantifiant les mouvements spontanés des nourrissons en dehors du laboratoire et dans la vraie vie, ce dispositif présenté dans les Scientific Reports, permet de repérer de manière précoce les troubles du développement et de suivre la réponse de l'Enfant aux thérapies de soutien des capacités fonctionnelles.
Les enfants conçus par fécondation in vitro (FIV) sont-ils plus fragiles que les autres bébés ? Présentent-ils un risque de mortalité plus élevé ? Les chercheurs du Karolinska Institutet, dans cette étude à paraître dans la revue Fertility & Sterility, relèvent un risque légèrement accru de décès au cours des toutes premières semaines de vie et associent ce risque à l’incidence plus élevée, chez ces bébés, de la naissance prématurée.