Le lait maternel agit-il comme un incubateur qui enrichit, protège et livre de bonnes bactéries de la mère au tractus intestinal du bébé ? Grâce au lait maternel, la mère et l’enfant partagent de « bonnes bactéries » répond cette équipe de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC- Canada) dans la revue Cell Host & Microbe. Mais attention d’autant plus en cas d’allaitement direct de la mère au bébé.
La pasteurisation du lait maternel inactive le SRAS-CoV-2, alors pourquoi ne pas opter pour cette technique- plus courante au Canada ? Alors que les experts sont unanimes pour recommander la poursuite de l’allaitement maternel, même lorsque la mère est diagnostiquée avec COVID-19, ces chercheurs de l’Université de Toronto proposent cette alternative dans le Canadian Medical Association Journal (CAMA). La pasteurisation du lait maternel, pratiquée dans d’autres situations cliniques, rend le lait plus sûr à utiliser mais lui conserve ses bénéfices.
« The Child Is Not to Blame », écrivent ces experts pédiatres spécialisés en maladies infectieuses de l’Université du Vermont. Ils nous proposent, dans la revue Pediatrics, un examen réactualisé de la littérature sur la maladie COVID-19 chez l’Enfant. Des conclusions qui se veulent rassurantes et appellent à rouvrir normalement les écoles à l’automne : les enfants ne transmettent pas COVID-19 ou très rarement.
La taille d'un enfant affecte-t-elle son risque futur d'obésité ? Cette étude des US Centers for Disease Control and Prevention, menée à partir des données de millions d’enfants, répond par l’affirmative : l’analyse, présentée dans la revue Obesity conclut que la prévalence de l'obésité est 5 fois plus élevée chez les enfants les plus grands que chez les enfants les plus petits.
Certains facteurs au cours du développement fœtal et au tout début de la vie peuvent avoir des effets sur la santé osseuse à l'âge adulte. C’est particulièrement le cas de l’allaitement maternel, souligne cette équipe de l'Université de Tasmanie (Australie) qui ajoute un bénéfice de plus associé au lait maternel pour la santé à vie de l’Enfant. L’étude, présentée dans le Journal of Bone and Mineral Research révèle que l'allaitement maternel est associé à un risque réduit de fracture osseuse chez l'enfant, à l’âge adulte.
Cette étude pourra rassurer encore une fois les jeunes parents en cette période de poursuite d’épidémie COVID-19 : Cette équipe de pédiatres cliniciens de l’Hôpital Ann & Robert H. Lurie Children's de Chicago, conclut que les bébés atteints de COVID-19 ont tendance à développer une forme plutôt bégnine de la maladie, principalement accompagnée de fièvre. Ces données, observationnelles, présentées dans le Journal of Pediatrics, vont, une fois de plus, dans le sens du respect de la proximité mère-enfant et de la poursuite de l’allaitement maternel mais suggèrent aussi que l'hospitalisation de ces jeunes enfants n'est pas toujours nécessaire;
Ce rapport d’équipe hospitalière montre en effet que les nourrissons de moins de 90 jours, testés positifs pour COVID-19, répondent et se portent plutôt bien, avec peu ou pas d'atteinte respiratoire.
Les recherches intenses et multiples sur la maladie COVID-19 apportent aujourd’hui un peu de recul et c’est une méta-analyse de 131 études menées auprès d’enfants de 26 pays qui confirme aujourd’hui une résistance plus importante des plus jeunes à l’infection au coronavirus SARS-CoV-2. Ces données, présentées par une équipe de l’Université du Texas (UT), relèvent en particulier que près de 20% des enfants infectés et diagnostiqués sont asymptomatiques.
La qualité de l'air influe sur le développement précoce du cerveau, rappelle cette étude de l’Université de Californie – Davis qui révèle un nouveau lien entre la pollution atmosphérique liée à la circulation et un risque accru de troubles neurodéveloppementaux. Une étude préclinique menée sur la souris qui confirme de précédentes recherches et appelle à mettre en œuvre des politiques publiques qui en protégeant contre la pollution, protégeront aussi le cerveau en développement des petits enfants.
Cette étude pourra rassurer les futures mères en cette période d’épidémie COVID-19 : les chercheurs de l’Université de Nottingham précise un risque de transmission de COVID-19 de la mère au bébé extrêmement rare durant la grossesse avec un taux d'infection qui n'est pas plus élevé en cas d’accouchement par voie vaginale, d’allaitement ou de contact rapproché avec la mère. Des données présentées dans BJOG, an International Journal of Obstetrics and Gynaecology, qui réfutent à nouveau l’intérêt de la césarienne, l’évitement de l’allaitement maternel ou du peau-à-peau pour prévenir le risque de transmission mère-enfant.
Les nourrissons nés prématurément peuvent avoir besoin d'une nutrition parentérale -ou intraveineuse- pour obtenir l’alimentation nécessaire, car leur système digestif est immature et n’est pas en mesure de digérer les nutriments. Cependant, une nutrition parentérale prolongée peut entraîner des complications, notamment une cholestase (ictère), ou un manque de circulation biliaire du foie dans l'intestin grêle, ce qui entraîne une accumulation d'acides biliaires et des lésions hépatiques.