Le phénotypage profond est une tendance émergente en médecine de précision pour les maladies génétiques. La forme du visage est affectée en effet dans 30 à 40% des syndromes génétiques connus. En particulier Dans les pays à faible revenu où les les généticiens et les tests génétiques et sont plus difficilement accessibles, mais pas seulement, l’analyse faciale en 3D pourrait permettre d’accélérer la détection et le diagnostic de ces maladies rares chez l’Enfant.
Dans certains foyers le confinement c’est un repas de plus par jour, c’est plus de grignotage, des apports alimentaires plus élevés et c’est déjà une hausse d’incidence de l’obésité chez de nombreux enfants, dénonce cette étude italo-américaine qui sensibilise à un autre effet collatéral des mesures de confinement liées à COVID-19. L’équipe révèle ainsi, dans la revue Obesity, que des enfants obèses ont consommé plus de malbouffe, dans un contexte de moindre activité physique et de sédentarité.
Certains microARNs ou mi-ARNs présents dans le plasma sanguin de femmes enceintes asymptomatiques pourraient révéler le risque plus élevé de prééclampsie, promet cette équipe de l’Université de Californie – San Diego. Alors que cette hypertension artérielle durant la grossesse peut être extrêmement dangereuse pour la mère et pour l'enfant à naître, qu’il n’existe pas de test de détection standard, ces travaux, présenté dans les Cell Reports Medicine, ouvrent l’espoir de mieux détecter les grossesses à complications et apportent un exemple d’approche bioinformatique innovante en faveur d’une médecine de précision.
Si la transmission verticale de l’infection à SARS-CoV-2 de la mère enceinte au nourrisson est rapportée dans quelques études de cas *, les dernières recherches suggèrent des résultats maternels, fœtaux et néonatals chez ces femmes enceintes COVID-19, meilleurs que chez des femmes enceintes infectées par le SRAS (SARS-CoV-1). Ainsi, dans la plupart des cas, les caractéristiques cliniques des patientes enceintes atteintes de COVID-19 sont comparables à celles de femmes non enceintes avec COVID-19.
On sait que le lait maternel apporte au nourrisson une précieuse couverture immune, mais qu’en est-il chez les mères atteintes de COVID-19 ? La question se pose d’autant que les femmes enceintes et allaitantes ont été exclues des essais cliniques de médicaments pour traiter COVID-19. Cet article d’un expert de l’Academy of Breastfeeding Medicine, présenté dans la revue Breastfeeding Medicine, apporte de nouvelles données, en particulier sur le risque de passage du médicament dans le lait maternel puis chez le nourrisson.
Cette étude préclinique menée sur des macaques rhésus par une équipe de l'Oregon Health & Science University (OHSU) décrypte et rappelle les dangers de la consommation d'alcool durant la grossesse en particulier au tout début de la grossesse, avant même que la femme ne se rende compte qu'elle est enceinte. A l’aide de l'imagerie, ces scientifiques parviennent à détecter les signes du syndrome d'alcoolisation fœtale, in utero.
Si la promesse peut apparaître un peu « simplette », c’est pourtant celle de cette très sérieuse équipe de médecins nutritionnistes de l'Université du Queensland qui publient leur recommandation dans l’American Journal of Clinical Nutrition : Adhérer au régime végétarien « traditionnel » réduit le risque de naissance prématurée.
L’équipe australienne analyse ici le régime alimentaire de près de 3.500 femmes et constate qu’une consommation élevée de carottes, de chou-fleur, de brocoli, de citrouille, de chou, de haricots verts et de pommes de terre avant même la conception du bébé a accru de manière significative les chances de mener la grossesse à terme.
Ces experts de l’École des sciences infirmières de l'Université de Pennsylvanie rappellent que pendant cette crise COVID-19, l'allaitement maternel et l’apport de lait maternel aux nourrissons restent recommandés, car le lait maternel est efficace contre les maladies infectieuses: il renforce le système immunitaire en transférant au bébé directement les anticorps de la mère. Un rappel, partagé par les organisations nationales et internationales et documenté dans le Journal of Obstetric, Gynecologic and Neonatal Nursing, qui souhaite sensibiliser, en pleine crise, au rôle vital du lait maternel.
Cette étude de l'Université du Queensland suggère l'influence considérable d'un ensemble de facteurs génétiques sur toute une gamme de traits psychologiques. Une influence stable tout au long de la vie et un tableau qui ouvre la possibilité d'estimer dès l'enfance le risque de névrose à l'âge adulte. Ainsi ces travaux présentés dans le JAMA Psychiatry lient également les problèmes émotionnels, sociaux et psychiatriques chez les enfants et les adolescents, à une incidence plus élevée de la dépression à l’âge adulte.
De nombreuses études ont sensibilisé à l’importance du maintien ou de la recherche d’un poids de santé chez les femmes dès le désir de conception, à la fois pour prévenir le risque de complications de la grossesse et optimiser les résultats de santé du bébé. Cette nouvelle étude de l’Université de Washington, présentée dans la revue Science Advance va plus loin : L'exercice pendant la grossesse réduit le risque d’obésité et optimise les résultats de santé chez le bébé.