Cette étude vient préciser les facteurs pendant la grossesse qui peuvent affecter le poids du bébé à la petite enfance. Si les conclusions, présentées dans la revue Pediatric Obesity, mettent à nouveau en garde les futures mères contre un indice de masse corporelle trop élevé, elles soulignent également un risque de surpoids chez l’enfant avec d’autres comorbidités chez la mère et avec un allaitement maternel insuffisant.
Les bébés comprennent l’intérêt de compter bien plus tôt qu’on ne le pensait, révèle cette équipe de pédiatres de l’Université Johns Hopkins, et des années avant de savoir dire « 1, 2, 3… ». Cette expérience menée chez des petits enfants âgés de 14 et 18 mois montre qu’ils sont capables de faire la différence entre « un » et plusieurs, et de comprendre lorsqu’un adulte a énuméré des objets, qu’il en reste encore.
Lorsqu’on est né prématuré, à quel point est-il fréquent de vivre sa vie d'adulte sans aucun problème de santé ? En d’autres termes quelle est la prévalence de la survie sans comorbidités majeures, à l’âge adulte, chez les personnes nées prématurément ? Cette étude de cohorte basée sur plus de 2,5 millions de personnes révèle dans le JAMA, que la majorité des personnes nées prématurément survivent jusqu'au début de l'âge adulte sans comorbidités majeures.
Cette étude -menée chez l’animal- confirme qu’un seul épisode de consommation d’alcool durant la grossesse peut être nocif pour la santé métabolique du bébé. Donc il n’y a pas « d’occasion spéciale » ou exceptionnelle qui puisse autoriser la mère à consommer ne serait-ce qu’un verre ou deux. La recherche, publiée dans le Journal of Physiology confirme que même de faibles quantités d'alcool consommées pendant la grossesse peuvent induire chez le bébé une résistance à l'insuline qui peut mener au développement du diabète plus tard dans la vie.
Cette équipe du Children's National Hospital fait une découverte remarquable : la perte d’une hormone spécifique « ALLO » (alloprégnanolone) dans l'utérus entraîne des altérations structurelles à long terme du cervelet chez le bébé. Or cette zone cérébrale est essentielle à la coordination motrice, à l'équilibre et à la cognition sociale. Une telle déficience d’ALLO augmente ainsi le risque de développement de l'autisme, mais une seule injection d'ALLO pendant la grossesse permet aussi éviter les anomalies cérébelleuses et les comportements sociaux aberrants.
Cette étude du Murdoch Childrens Research Institute (Australie) révèle 3 facteurs simples permettant de prédire si un enfant en bonne santé sera en surpoids ou atteint d’obésité à l'adolescence. La recherche publiée dans l’International Journal of Obesity montre également que les enfants qui sont en surpoids ou obèses aux âges de 2 à 5 ans ont extrêmement peu de chance de résoudre leurs problèmes de surpoids à l'adolescence lorsque ces trois facteurs prédicteurs du risque sont déjà présents.
Cette recherche des Swiss Federal Laboratories for Materials Science and Technology (EMPA) révèle à quel point les xénoestrogènes de l'environnement, en particulier par voie d’exposition alimentaire peuvent avoir un effet profond sur l'équilibre hormonal du corps du bébé. Ils migrent à travers le placenta et franchissent sans difficulté la barrière placentaire. Ces travaux, présentés dans la revue Environmental Health Perspectives, décrivent le fœtus exposé comme sans défense face à certains perturbateurs, avec à la clé de cette exposition, et même à de faibles concentrations, un effet plus dramatique que celui estimé jusqu’à présent.
On savait que l’obésité maternelle est néfaste au développement du bébé, elle peut également accélérer le vieillissement de la progéniture, souligne cette recherche de l’Université du Wyoming. Alors que l'obésité ralentit le métabolisme et prédispose au diabète et aux maladies cardiaques, ces effets semblent se transmettre d'une génération à l'autre, aggravant les problèmes métaboliques qui surviennent au cours d’un vieillissement normal.
Ce composé présent en forte concentration dans le lait maternel est un remarquable antibactérien naturel : il s’agit de la monolaurine ou monolaurate de glycérol (GML), un glycéride qui non seulement combat les bactéries nocives mais permet aussi aux bactéries bénéfiques de se développer. Après avoir découvert ce rôle clé, cette équipe de la National Jewish Health et de l'Université de l'Iowa n’a qu’une idée : ajouter ce composé au lait de vache pour lui conférer les mêmes propriétés antibactériennes.
Les enfants nés de mères dont le taux sanguin de plomb est élevé, en raison d’une exposition, sont plus susceptibles d'être obèses ou en surpoids, révèle cette étude financée par le National Institutes of Health (NIH) et menée à la John Hopkins Bloomberg (Maryland). Des conclusions présentées dans le JAMA Network Open qui ouvrent néanmoins une issue préventive : l'acide folique peut réduire ce risque de surpoids ou d'obésité.