L’exposition in utero à des substances chimiques couramment présentes dans les produits de consommation est liée à un QI plus faible chez les enfants à l'âge de 7 ans, conclut cette équipe de l’Icahn School of Medicine de Mount Sinai (New York) et de l'Université de Karlstad (Suède). Cette étude, publiée dans la revue Environment International est parmi les premières à examiner les mélanges chimiques prénatals susceptibles de perturber le système endocrinien et le développement neurologique de l’enfant.
Cette étude de l’Université de Virginie et de l’Institut Max Planck identifie ici une pièce du puzzle complexe du développement du comportement humain entre « nature » et « nurture ». La recherche décrypte le système d'ocytocine endogène humain, connu pour son rôle dans la socialité. Les chercheurs montrent, dans la revue Science Advances que ce système est sensible à son environnement précoce avec des changements épigénétiques possibles : le comportement de la mère a ainsi un impact considérable sur le système d'ocytocine en développement de l’enfant.
Quelle maman n’a pas respiré avec amour l’odeur de la tête de son bébé ? Cette étude japonaise, la première à identifier la composition chimique des odeurs produites par la tête des nouveau-nés, apporte des résultats surprenants : Elle montre -dans les Scientific Reports- toute l’importance olfactive de la tête des nouveau-nés dans la relation mère-enfant.
Le rôle de l'information olfactive dans la création de liens entre humains reste mal compris.
On connait tous les bénéfices de l’allaitement maternel, à la fois pour le nourrisson et pour la mère, cette étude de l’Université de Pennsylvanie School of Nursing insiste sur l’importance de bien initier l'allaitement chez les nourrissons vulnérables et/ou prématurés. Mais alors que le cerveau de ces bébés n’est pas complètement développé, ils peuvent éprouver des difficultés à prendre le sein.
Le poids de naissance et la taille permettent de mieux comprendre la santé cardiaque future, souligne cette équipe de l'Université Augusta (Géorgie). Ainsi, les proportions du nourrisson, qui prennent en compte à la fois la taille et le poids de naissance peuvent permettre au médecin de prédire si l’enfant est né avec un risque accru de problèmes cardiaques plus tard dans la vie.
Les chercheurs de l'University College London ont identifié un biomarqueur permettant de prédire si un enfant prématuré est à risque élevé de troubles de développement moteur. Cet outil de diagnostic précoce est basé sur la spectroscopie par résonnance magnétique, un examen comparable à l’IRM et l’analyse des ratios de produits chimiques du cerveau révélés par cet examen. Leurs conclusions, présentées dans la revue Radiology, ouvrent l’opportunité de pouvoir désormais détecter des anomalies subtiles qui sont difficiles à identifier à l'IRM conventionnelle.
La distraction au volant, liée à l'exécution de tâches secondaires comme l'utilisation du téléphone portable, l’envoi de sms, manger ou boire au volant… est une cause majeure d’accident de voiture. Cette étude de la Virginia Tech précise le niveau de risque chez les adolescents ou conducteurs novices mais aussi chez les adultes conducteurs plus expérimentés. Les résultats de cette étude menée sur plus de 150 conducteurs montrent, dans l’édition du 2 janvier du New England Journal of Medicine, que si les jeunes conducteurs de 15 ans à 20 ans représentent 6,4% des automobilistes, ils comptent pour plus de 11% des décès et 14% des accidents ayant entraîné des blessures.
Réduction de l’intensité et de la fréquence des crises, la thérapie cognitivo-comportementale comprenant la formation à l’adaptation à la douleur suggère son efficacité chez les enfants et adolescents atteints de migraines chroniques d’intensité moyenne. Ces conclusions d’une étude menée au Cincinnati Children's Hospital, publiées dans le Jama appellent à proposer ce type de thérapie de manière systématique et en première intention, en combinaison avec le traitement médicamenteux et suggèrent sa prise en charge par l’Assurance maladie.
Des niveaux plus élevés de vitamine D pendant la grossesse pourraient contribuer à faire des bébés « plus musclés », suggère précisément cette étude de l'Université de Southampton. Les conclusions, présentées dans l’édition de janvier du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism font état chez l’enfant, âgé de 4 ans d’une force de préhension et d’une masse musculaire d’autant plus élevées que l’étaient les niveaux de vitamine D mesurés chez la mère, durant la grossesse.
Surpoids rime avec risque d’asthme, corticoïdes avec fragilité osseuse plus tard dans la vie selon cette étude menée à l'Université de Finlande orientale. Le surpoids et l'obésité sont ici confirmés comme des facteurs de risque importants pour la fonction pulmonaire chez les enfants d'âge scolaire, en particulier chez ceux ayant des antécédents de respiration sifflante au tout début de l'enfance. Autre conclusion, l'inhalation de corticostéroïdes pour l'asthme dans l'enfance peut entraîner une densité minérale osseuse réduite au début de l'adolescence.