Le syndrome de détresse respiratoire est l’une des complications « classiques » chez le nouveau-né prématuré. Cette méta-analyse de 30 études montre à quel point la prématurité peut augmenter le risque d'asthme et de respiration sifflante, durant l'enfance. Les conclusions, publiées dans PLoS Medicine, qui portent au total sur plus d’1,5 millions d’enfants, appellent à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et à développer les interventions préventives nécessaires.
Une alimentation à base de fruits et de légumes, de grains entiers et de certains types de poissons réduit de 15% le risque d’accouchement prématuré, conclut cette étude de l'Université de Göteborg (Suède) menée sur 66.000 femmes enceintes. Les conclusions, présentées dans le British Medical Journal, sensibilisent les femmes en âge de concevoir à un régime nutritionnel équilibré, mais aussi tous les professionnels de la périnatalité à encourager de saines habitudes alimentaires.
Les progrès technologiques du dépistage génétique et les dernières techniques de reproduction assistée pourraient théoriquement offrir aux parents le choix des différents traits de leurs futurs enfants, au-delà de la prévention des maladies génétiques graves. Cet expert du Centre Hastings, un Institut de bioéthique américain (New York) reconnu, appelle aujourd’hui au débat national sur la manipulation mitochondriale dans la procréation médicalement assistée, sa sécurité et ses implications éthiques.
Des pratiques des parents peu favorables en matière d'alimentation du nourrisson, voire obésogènes, sont mises en avant par cette étude de l’Université de Caroline du Nord. Les conclusions, obtenues sur un large échantillon d'enfants et publiées dans l’édition d’avril de la revue Pediatrics, incitent à débuter les actions de prévention de l'obésité bien plus tôt encore. Et si l’étude est menée aux Etats-Unis, elle a le mérite de révéler des comportements à éviter pour l'alimentation du petit enfant.
47% des mères sont trop inactives, mais celles qui font « leur quota » de sport ou d’exercice physique quotidien auront la satisfaction d’avoir des enfants plus dynamiques, à l’exemple de la mère. Cette étude menée à l’Université de Cambridge et publiée dans la revue Pediatrics montre combien forte est l’influence du comportement parental sur celui jeunes enfants et comment les bonnes habitudes se prennent durant les premières années de la vie.
Il est des périodes critiques pour la définition du risque d'obésité, comme les premiers mois de vie. L’allaitement maternel a durant cette période tout son rôle à jouer, rappelle cette étude française de l’Inserm, qui prend en compte l’apport nutritionnel sur les 2 premières années de vie. Ses conclusions présentées dans le Journal of Pediatrics, démontrent l’association entre l’allaitement maternel et le risque d’obésité à 20 ans.
Pas d’impact sur la croissance de l’enfant avait conclu une première étude et pas de risque accru de décès pour l’enfant, avait conclu une seconde étude. Cette troisième étude, publiée dans la revue PLoS ONE suggère néanmoins un effet néfaste des médicaments antidépresseurs pris durant la grossesse: une augmentation du taux de naissances prématurées. Ainsi, si les antidépresseurs doivent être évités par les femmes enceintes, c’est autant que possible et en l'absence d'un besoin clinique évident.
Même sans diagnostic formel de dyscalculie, les enfants nés prématurément auront tendance à avoir des difficultés en calcul et en mathématiques, 2 déficiences légèrement différentes, souligne cette étude l'Université de Warwick. Les conclusions, publiées dans le Journal of Pediatrics, rappellent le risque de déficits de performance cognitive spécifiques associé à la prématurité et la nécessité d’un parcours scolaire adapté.
La dyscalculie, un trouble d'apprentissage se traduisant par des difficultés avec l'arithmétique, est fréquemment diagnostiquée lorsque les enfants obtiennent des résultats en maths inférieurs en regard de leur niveau d'intelligence générale.
La ventilation par oscillation à haute fréquence (HFO), une technique alternative à la ventilation mécanique conventionnelle (VC) permet un meilleur développement des poumons à long terme, chez les grands prématurés. C’est la conclusion de cette étude britannique, publiée dans le New England Journal of Medicine, qui suggère également que l'utilisation de HFO, immédiatement après la naissance chez les grands prématurés n’est pas associée à un risque élevé de dysfonction pulmonaire ou de trouble neurologique, aux âges de 11 à 14 ans.
La colique affecte environ 1 nouveau-né sur 5, pourtant elle reste mal comprise.
Le recours aux probiotiques ou bactéries vivantes bénéfiques dans l'objectif de favoriser un microbiote intestinal « sain » reste une option discutée et même controversée en tout début de vie. Certaines recherches envisagent l'analyse du microbiote du petit enfant pour pouvoir le rééquilibrer par supplémentation probiotique, d'autres études concluent déjà aux bénéfices de certains probiotiques, en prévention des troubles gastro-intestinaux chez les nourrissons à prédisposition.