Une prévalence totale des nouveau-nés ou fœtus porteurs d’anomalies congénitales en France estimée à 3,3 cas pour 100 naissances, soit autour de 27.000 cas par an. Cela représente environ 20.000 nouveau-nés vivants, 400 mort-nés et 7.000 interruptions médicales de grossesse (IMG), ce sont les estimations nationales publiées, pour la première fois, par l’Institut de veille sanitaire. Un chiffre qui peut paraître considérable et qui met en avant l’incidence élevée de la trisomie 21.
Attention au risque de naissance prématurée ou précoce associé aux fortes températures, alerte cette étude de l’Université de Montréal. Ces conclusions, publiées sur le site de l’Université, suggèrent qu’un épisode de 4 à 7 jours, de chaleur supérieure à 32°, augmente, à partir de la 37ème semaine de grossesse de 27% le risque d'accouchement prématuré.
Nathalie Auger, chercheuse rattachée au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, et ses collègues ont mené cette étude à partir des données individuelles de 300.000 naissances survenues à Montréal de 1981 à 2010, rapprochées des températures estivales enregistrées sur la même période.
Prendre trop ou trop peu de poids pendant la grossesse accroît le risque d'avoir un enfant en surpoids ou obèse, conclut cette étude du Kaiser Permanente publiée dans l'American Journal of Obstetrics and Gynecology. Ni trop, ni trop peu, sous peine d’un risque accru de 60 à 80% de surpoids chez l’enfant.
Certes de nombreuses études ont déjà documenté l'importance d'une juste prise de poids chez la mère pour un poids de santé de l'enfant.
La mort inattendue du nourrisson (MIN) concerne « officiellement » 250 nouveau-nés chaque année en France* – probablement le double reconnaissent les experts. Et toujours selon l'Institut national de veille sanitaire, 150 accidents dramatiques pourraient être évités si tous les conseils de prévention notamment liés au couchage avaient été correctement suivis. Réseau CHU nous présente l'initiative du réseau ELENA, affilié au CHU de Saint-Etienne.
Tout comme le facteur faible poids de naissance, la durée de l’allaitement compte, dans le risque d’inflammation et de maladie, notamment cardiaque, plus tard dans la vie. C’est la conclusion de cette étude de la Nothwestern, avec la nécessité, à partir de là, de développer des interventions pour réduire les disparités de santé.
Cette analyse des données de la National Longitudinal Study of Adolescent Health a regardé comment les niveaux de protéine C-réactive (CRP: C-reactive protein), un biomarqueur clé de l'inflammation pouvaient être associés au poids de naissance et à la durée de l'allaitement maternel chez 6.951 jeunes adultes âgés de 24 à 32 ans.
Les cauchemars, chez l’enfant sont associés à l’intimidation et la victimisation, révèle cette étude de l'Université de Warwick (UK). Une étude qui met en garde les parents et les professionnels sur un traumatisme souvent supporté en silence et qui peut mener quelques années plus tard à des troubles anxieux, à la dépression et même parfois au suicide. Les conclusions, présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (Vancouver), montrent que si un enfant sur 4, à l’âge de 12 ans a des cauchemars, des expériences passées d’intimidation vont augmenter ce risque de trouble du sommeil, de 45 à 68%, selon l’âge de l’enfant.
Certes ces résultats valent pour les Etats-Unis. Cependant, les parents restent encore trop nombreux à ne pas respecter les pratiques sécuritaires de couchage des nourrissons, en les couchant encore sur le ventre ou en pratiquant le co-sleeping. C’est ce que dénonce à nouveau cette étude de la Yale. Des conclusions, présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (PAS) qui contribuent à rappeler l’importance du couchage sur le dos pour la réduction du risque de mort inattendue du nourrisson.
C’est une très large méta-analyse, menée sur plus de historique de 250.000 bébés suivis sur plus de 30 ans qui confirme que l’allaitement maternel, durant 6 mois, permet de réduire le risque d’asthme chez l’enfant. Cet examen de plus d’une centaine d’études, publié dans l’American Journal of Epidemiology, associe l'allaitement maternel à une réduction de 22 % du risque d’asthme pour l’enfant.
Un risque de déficits cognitifs et de différences structurelles dans le cerveau des enfants, une fois en âge scolaire, est identifié par cette étude par IRM de l'Université de l'Iowa. Cette prématurité, qualifiée de moyenne peut affecter l'apprentissage et le comportement de l’enfant, un peu plus tard dans la vie, selon ces conclusions présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (Vancouver).
L’exposition in utero au tabagisme passif est définitivement associée à un risque accru d’anomalies cardiaques congénitales, avec cette étude de l’Université de Washington. Ces nouvelles données, présentées à la Réunion annuelle des Pediatric Academic Societies (PAS) sont valables pour le tabagisme mais aussi pour la consommation d’alcool et variables selon l’âge de la mère.
Le tabagisme pendant la grossesse a déjà associé à de nombreuses anomalies congénitales comme que les fentes labiales et palatines ou autres absences ou déformations physiques.